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Décès d'une victime coréenne de l'esclavage sexuel pendant la colonisation japonaise

Actualités 23.02.2010 à 15h12

Décès d'une victime coréenne de l'esclavage sexuel pendant la colonisation japonaise

Séoul, 23 fév. (Yonhap) -- Lee Jeom-rae, l'une des plus vieilles Sud-Coréennes victimes de l'esclavage sexuel de l’armée japonaise, est décédée à 89 ans des suites d'une hémorragie cérébrale il y a deux semaines, a annoncé le 23 février un groupe de soutien aux survivantes.

Lee, née en 1921 à Iksan, une ville rurale de la province du Jeolla du Nord, le long des côtes ouest de ce qui est maintenant la Corée du Sud, avait été prise de force par l’armée japonaise à l’âge de 14 ans pour travailler dans une maison close sur le front.

Lee devait servir ainsi pendant 14 ans d'esclave sexuelle aux soldats japonais stationnés en Chine et à Singapour, jusqu'à son retour au pays en 1941, quatre ans seulement avant la fin de l’occupation coloniale japonaise.

La mort de Lee a été annoncée par le Conseil coréen pour les femmes réquisitionnées pour l’esclavage sexuel militaire par le Japon, un groupe basé à Séoul dont l’objectif est d’obtenir des excuses officielles et des dommages et intérêts adéquats pour les anciennes esclaves sexuelles du gouvernement japonais.

Il n’y a plus maintenant que 86 survivantes de cet esclavage sexuel enregistrées auprès du gouvernement sud-coréen.

Le 2 janvier dernier, Kim Sun-ak, une autre victime mais cette fois au Japon, avait succombé à un cancer.

Les membres de l’association craignent que davantage de victimes, toutes très âgées, ne meurent sans avoir reçu d’excuses ou d’indemnisations de la part du gouvernement japonais.

"J'ai le regret d'apprendre la mort de Lee. Tout ce que je demande au gouvernement japonais est une repentance sincère pour ce qu’il a fait de mal et des indemnisations appropriées, au moins pour celles qui sont encore en vie", a déclaré un responsable du conseil.

Plus de 200 000 esclaves sexuelles, appelées par euphémisme "femmes de réconfort", originaires de Corée et d'autres pays asiatiques, avaient été forcées de travailler dans les lupanars de l’armée japonaise au front pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque la péninsule coréenne était sous le régime colonial japonais.

rainmaker0220@yna.co.kr

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