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"Attaque d’un sous-marin nord-coréen par une intrusion déviée en mer Jaune"

Actualités 20.05.2010 à 16h04

"Attaque d’un sous-marin nord-coréen par une intrusion déviée en mer Jaune"

Séoul, 20 mai (Yonhap) – Le chef de l’analyse des renseignements de la cellule d’enquête mixte sur le naufrage de la corvette Cheonan, le général de l’armée de l’air Hwang Won-dong, a déclaré que "le sous-marin nord-coréen était soupçonné d’avoir pris une déviation extérieure en mer Jaune et d’avoir identifié et attaqué l’objectif dans la nuit pour causer des dégâts extrêmes".

Le général Hwang a répondu ainsi devant les journalistes lors de l’annonce officielle du résultat de l’enquête sur la cause du naufrage de la corvette Cheonan. Il a expliqué que "le sous-marin utilisé pour cette attaque semblerait être de classe ‘Salmon’, selon le type de torpille et les données recueillies". "Le sous-marin a ensuite tout de suite quitté le lieu de l’attaque en prenant sa trajectoire d’intrusion."

Le submersible de classe ‘Salmon’ ressemble au sous-marin de classe Requin. C’est un sous-marin que la Corée du Nord a récemment construit pour l’exportation et est doté d’équipements de visualisation nocturne ainsi que d’une structure particulière pour les opérations secrètes. Il a souligné cependant : "On ne sait pas encore si le sous-marin a effectué une opération de reconnaissance mais certainement il a y eu des exercices dans ses eaux territoriales."

A la question sur les spécifications du sous-marin dans le catalogue des armes nord-coréennes destinées à l’exportation, il a répondu : "On ne pourra pas vous dire comment on a pu obtenir ce manuel, mais il y a dans ce catalogue les spécifications, les caractéristiques et le plan détaillé."

La Corée du Nord possède actuellement 20 sous-marins de classe Romeo (1 800 tonnes), 40 de classe Requin (300 tonnes) et 10 petits submersibles, soit un total 70 sous-marins.

L’inscription en coréen ‘1 번 (numéro 1)’ sur la torpille récupérée en mer a été réalisée à la main et "ce chiffre écrit à la main aurait été probablement pour faciliter la maintenance et le montage de la torpille" et "les autres pays n’utilisent pas ce type d’identification", a précisé le général Hwang.

Concernant la conclusion des experts venant de l’Australie, de l’Angleterre et des Etats-Unis, le chef de la cellule d’enquête, Park Jung-i, a confirmé que "les experts étrangers étaient à l’unanimité d’accord avec le résultat de l’enquête publié aujourd’hui et partageaient la même opinion". "Ils ont tous participé aux différentes étapes de l’enquête et étaient en accord total à chaque étape et à la conclusion."

A propos de la réclamation de la Corée du Nord concernant l’envoi d’une équipe d’inspection, Park a dit : "Il existe une Commission militaire d’armistice du Commandement des Nations unies afin de faire respecter le cessez-le-feu depuis 1953. L’affaire devra être traitée par cette commission pour punir l’auteur de cet incident et transmettre le résultat de l’enquête à la Corée du Nord."

La cellule d’enquête a montré aujourd’hui une partie des propulseurs de la torpille récupérée. Les deux hélices sont restées intactes et la partie s’étend sur 1,2 mètre. La torpille entière mesure 7,3 mètres de longueur et 53 centimètres de diamètre et est munie d’une charge explosive de 250 kg pour un poids total de 1 700 kg. La cellule d’enquête a conclu que le système de propulsion correspondait à celui d’une torpille de taille moyenne de type ‘CHT-02D’ que la Corée du Nord fabrique pour l’exportation à l’issue d’une analyse comparative avec le dessin obtenu de la torpille. La cellule d’enquête a déclaré que c’est une pièce à conviction (Smoking gun) qui prouve que l’acte a été commis par la Corée du Nord.

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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