Go to Contents Go to Navigation

La Chine n’a pas encore répondu à la demande de Séoul d'examiner les résultats de l'enquête sur le naufrage du Cheonan

Actualités 28.05.2010 à 15h48

La Chine n’a pas encore répondu à la demande de Séoul d'examiner les résultats de l'enquête sur le naufrage du Cheonan

Séoul, 28 mai (Yonhap) – La Corée du Sud a demandé à la Chine d’envoyer une équipe d’experts pour vérifier les résultats de l’enquête internationale qui a conclu que la Corée du Nord est le responsable du naufrage meurtrier du Cheonan, mais Pékin n’a pas encore réagi à cette invitation, un fonctionnaire a fait savoir vendredi.

Le silence chinois semble refléter la maladresse diplomatique de Pékin face aux appels croissants de la communauté internationale visant à sanctionner la Corée du Nord pour avoir attaqué le navire sud-coréen en mer Jaune à la fin du mois de mars et fait 46 morts.

La Chine n'a pas pris de position claire sur les résultats de l’enquête, probablement un signe de réticence vis-à-vis de sanctions contre la Corée du Nord en raison de l'instabilité que pourraient entraîner des sanctions supplémentaires dans le pays communiste et dans la région.

«Nous avons fourni à la Chine suffisamment de données objectives et scientifiques et nous avons proposé à leurs experts de discuter avec nous», un haut fonctionnaire du gouvernement a déclaré sous couvert d'anonymat.

«La Chine serait en train d’examiner diverses options comme elle est dans l’impossibilité de nier les faits. Nous espérons que la Chine fera connaître sa position dans un proche avenir.»

La Russie, dont la position n’est également pas claire, a accepté l'offre de la Corée du Sud. Cette décision suggère que Moscou pourrait se décider plus tard à aller en faveur de sanctions internationales à l’encontre de la Corée du Nord. L'agence de presse russe Interfax a rapporté que Moscou projetait d'envoyer une équipe de spécialistes en Corée du Sud dans les prochains jours.

La Corée du Sud envisage de porter l’affaire du naufrage devant le Conseil sécurité de l'ONU pour des sanctions contre Pyongyang. Les soutiens de la Chine et de la Russie seront déterminants pour la Corée du Sud dans la mesure où ces deux pays sont membres permanents du Conseil de sécurité et possèdent donc le droit de veto.

Les responsables sud-coréens cherchent à intensifier leurs efforts pour convaincre la Chine cette semaine. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao devrait s’entretenir avec le président Lee Myung-bak à Séoul, aujourd’hui, avant le sommet à trois entre Wen, Lee et le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama au cours de ce week-end.

« Dans un effort pour gagner le soutien international, nous avons mis en avant des preuves scientifiques et claires que personne ne peut nier, mais il y a eu des réactions inattendues », a lancé le fonctionnaire. « Nous allons chercher à déployer tous nos efforts diplomatiques afin de résoudre cette question. »

lsr@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page