Go to Contents Go to Navigation

Publication en anglais et en japonais de l’enquête sur les propriétés récupérées par les collaborateurs pro-japonais

Actualités 06.07.2010 à 14h31

Publication en anglais et en japonais de l’enquête sur les propriétés récupérées par les collaborateurs pro-japonais

Séoul, 06 juillet (Yonhap) – Une commission d’enquête présidentielle portant sur les propriétés foncières des collaborateurs pro-japonais a publié mardi un recueil en deux langues, anglais et japonais, faisant la synthèse de ses quatre années d’activités passées à essayer d’identifier les propriétés des Coréens ayant collaboré avec le Japon durant les années de colonisation japonaise de la péninsule coréenne.

Pendant l’administration précédente de Roh Moo-hyun, et 60 ans après la fin de la colonisation japonaise (1910-1945), la Corée du sud avait lancé une enquête en 2006 menée par la commission sur les biens fonciers des collaborateurs pro-japonais.

Après quatre années d’activité pour retrouver et récupérer les biens acquis par les collaborateurs avant et pendant l’occupation japonaise, la commission a pu récupérer quelque 11 millions de mètres carrés de terrain de la part de 168 propriétaires. La durée de ses activités inscrite dans une loi spéciale touche à sa fin la semaine prochaine. La valeur totale sur le marché de ces terrains récupérés est estimée à 210 milliards de wons (137 millions d’euros).

La version coréenne de cette enquête sortira en 5 volumes mercredi 7 juillet, un jour plus tard que les deux versions en langue étrangère, qui font 280 pages chacune. La Commission avait indiqué qu’elle distribuerait des exemplaires traduits aux chercheurs en histoire, aux médias, aux bibliothèques et aux instituts de recherche en histoire dans le monde, afin que tous ses efforts puissent être partagés avec d’autres pays.

Le recueil chronologique relate essentiellement la procédure d’enquête avec ses acquis et ses limites. « De nombreux pays dans le monde ont déjà éclairci leur passé, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale et nous sommes un cas assez rare, voire le seul, à le faire soixante ans plus tard », a déclaré Chang Wan-ick, avocat et membre de la commission.

Une commission d’enquête similaire avait été inaugurée en 1948 avec un mandat donné à l'époque par le parlement transitoire de la Corée du Sud, mais ce projet avait été rejeté l’année suivante par le président Rhee Syngman, un ancien militant pour l’indépendance, dont l'administration avait été lancée grâce au soutien des fonctionnaires et de la police pro-japonais sous prétexte de faire face à la menace des communistes nord-coréens.

A la fin de la guerre de Corée et la démission de Rhee en 1960, ces efforts de mise à plat des actes de collaboration avaient été encore retardés par l’arrivée au pouvoir suite à un coup d’Etat en 1961 du général Park Chung-hee, ancien officier de l’armée japonaise pendant l’occupation, devenu par la suite président de la République de Corée.

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page