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Remontée de la tension à l’approche de l’exercice militaire conjoint en mer Jaune

Actualités 26.11.2010 à 14h40

Remontée de la tension à l’approche de l’exercice militaire conjoint en mer Jaune

SEOUL, 26 nov. (Yonhap) -- A deux jours de l’exercice militaire conjoint entre la Corée du Sud et les Etats-Unis prévu ce dimanche et dans un contexte de menace nord-coréenne, la tension est remontée dans la péninsule coréenne.

L’exercice qui se déroulera dans les eaux de la mer Jaune, devant l’île de Gyeokryeol Biyeol, non loin de la presqu’île de Taean, à environ 110 km au sud de la frontière maritime intercoréenne, la NLL (Ligne de limite Nord), avec la participation d’une dizaine de navires militaires, dont le porte-avions USS George Washington (97.000 tonnes) et des destroyers Aegis et des croiseurs porte-missiles.

Des responsables militaires expliquent que cet exercice ne s’étendra pas jusqu’à la NLL mais, comme il y aura des tirs en mer à une grande échelle, les militaires n’écartent pas l’éventualité d’une nouvelle provocation.

La mission de représentation de l’armée nord-coréenne à Panmunjom, le village dans la zone de démarcation, a envoyé un message de refus suite à la demande de réunion des généraux du Commandement des Nations unies en précisant : «Si la mer Jaune est devenue une zone de conflit, c’est à cause de la Ligne de limite du Nord qui a été définie arbitrairement par les Américains.» «Et si la Corée du Sud continue ses provocations militaires, nous lancerons une deuxième et troisième attaque physique.»

La Corée du Nord a fait part de sa version des faits en citant les responsables de ces tensions : «Dans cet incident, la Corée du Sud est le violateur de l’armistice et les Etats-Unis ont allumé l’étincelle au conflit en mer Jaune». «Si les Etats-Unis souhaitent un apaisement de la tension sur la péninsule coréenne, il faudra empêcher la Corée du Sud de nous provoquer en effectuant des tirs d’artillerie et en pénétrant dans nos eaux territoriales.»

Selon les experts, ces propos du Nord ont pour but d’anéantir l’existence de la Ligne de limite du Nord et ils servent à justifier leurs provocations militaires.

Cependant, il est difficile d’imaginer la Corée du Nord lancer des missiles ou tirer des obus lors de l’exercice aéronaval en raison de la présence du porte-avions nucléaire USS George Washington, qui dispose de 80 avions de combat, dont des chasseurs bombardiers Super Hornet, F/A-18E/F et Hornet (F/A-18A/C) et des avions de surveillance E-2C (Hawkeye 2000).

Ces avions de combat sont capables de mener des opérations de nuit et les destroyers Aegis disposent d’une centaine de missiles de croisière Tomahawk qui peuvent prendre part à des attaques chirurgicales, contre le siège du Parti du travail notamment, situé dans le centre de Pyongyang.

Les autorités militaires estiment qu’il existe l’éventualité d’une provocation aérienne au vue du déploiement de huit ou neuf MIG-23 à la base aérienne de Hwangju, en Corée du Nord. Selon un responsable de l’armée, «nous nous préparons aux éventuelles attaques de la Corée du Nord et regardons de très près ses mouvements».

jhoh@yna.co.kr

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