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(FOCUS) Législatives 2012 : à J-30, les partis rivaux accélèrent leur campagne

Actualités 11.03.2012 à 16h07

(FOCUS) Législatives 2012 : à J-30, les partis rivaux accélèrent leur campagne

SEOUL, 11 mars (Yonhap) -- Alors que nous sommes aujourd’hui à exactement 30 jours des élections législatives, les différents partis politiques sont sur le point d’établir leur liste finale de candidats en vue de batailles qui s’annoncent serrées et qui pourraient instaurer un nouveau contexte avant l’élection présidentielle de la fin de l’année.

Les élections du 11 avril sont en effet considérées comme un indicateur de tendance crucial pour la quatrième économie d’Asie qui subit actuellement un ralentissement économique et un accroissement des inégalités sociales et qui verra prochainement le lancement de la course à la présidentielle de décembre. C’est la première fois en près de 20 ans que la Corée du Sud organisera ces deux élections majeures la même année.

Avec la cote de popularité du président Lee Myung-bak se situant en dessous des 30%, sa formation politique, le Parti Saenuri, cherche à se démarquer de lui. Les libéraux sont de plus en plus critiques à l’égard du gouvernement et de ses politiques pour tenter d’attirer les électeurs déçus.

Selon les derniers sondages, le parti de la majorité se trouve dans une situation qui lui est défavorable, bien que des observateurs estiment que rien n’est encore joué.

«Les grands sujets de ces élections seront l’économie, l’emploi et la protection sociale», prédit Shin Yul, professeur de sciences politiques à l’université de Myeongji, à Séoul. «Les élections seront surtout une course entre le parti au pouvoir et les partis d’opposition, avec quelques candidats indépendants ou de partis tiers. L’issue est encore incertaine comme les partis rivaux n’ont pas encore lancé pleinement leur campagne.»

Le Parti Saenuri mené par Park Geun-hye, ancienne rivale de Lee et prétendante à la présidence du pays, a récemment mis en place une nouvelle plate-forme pour faire venir dans son camp l’électorat déçu de la situation actuelle et pour assouplir sa position vis-à-vis de la Corée du Nord après les violentes déclarations accusant les politiques de Lee d’être à l’origine de l’escalade des tensions entre les deux Corées.

Avec le mécontentement grandissant, le Parti de la vision de la Corée (PVC), un nouveau parti conservateur, attire une très grande attention depuis sa création le mois dernier. Le PVC pourrait en effet diviser les votes du bloc conservateur, tandis que les groupes libéraux s’efforcent de se rassembler pour former une seule et même alliance en vue d’accroître leurs chances aux prochaines élections.

Le Parti démocrate unifié (PDU) cherchera pour sa part à remporter la majorité au Parlement, qui compte désormais 300 sièges, à travers son alliance avec un petit parti gauchiste, le Parti du progrès unifié (PPU), et un accord pour présenter des candidats uniques décidés par des sondages ouverts.

«Empêcher plusieurs candidats libéraux de se présenter contre un conservateur augmentera les chances des libéraux, surtout là où les courses sont au coude-à-coude», fait remarquer Lee Taek-soo, directeur de l’institut de sondage Realmeter.

L’alliance libérale a d’ores et déjà annoncé que, en cas de victoire, elle bloquerait plusieurs grands projets, dont l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et la base navale sur l’île de Jeju.

Une victoire des libéraux accélèrerait sans aucun doute le statut de canard boiteux de Lee pour le restant de son mandat dans la mesure où ceux-ci gagnerait une plus grande assurance pour se pencher plus en détail sur les scandales de corruption impliquant des membres de l’entourage présidentiel.

Le mois dernier, la chef de file du PDU, Han Myeong-sook, a appelé à des démissions en masse au sein du gouvernement et à des excuses de la part du chef de l’Etat alors que plusieurs affaires de corruption concernant des proches de Lee avaient éclaté.

La Constitution de la République de Corée ne permet pas à Lee de briguer un second mandat. Elle impose un mandat unique de cinq ans. L’élection présidentielle aura lieu en décembre prochain pour une passation des pouvoirs au nouveau président élu en février 2013.

xb@yna.co.kr

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