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Approches divergeantes des partis rivaux sur le scandale de surveillance illégale

Actualités 01.04.2012 à 17h01

Approches divergeantes des partis rivaux sur le scandale de surveillance illégale

SEOUL, 01 avril (Yonhap) -- Les partis rivaux ont réagi différemment ce dimanche après que le bureau présidentiel Cheong Wa Dae ait déclaré hier que la surveillance illégale de fonctionnaires et de civils a été davantage répandue sous le gouvernement précédent.

Le bureau présidentiel a ainsi fait savoir ce samedi que sur les 2.619 cas de surveillance illégale rapportés, plus de 80% avaient eu lieu durant l'administration de Roh Moo-hyun, le prédécesseur défunt du président actuel Lee Myung-bak.

La semaine dernière, le syndicat de la chaîne sud-coréenne KBS avait révélé détenir quelques milliers de rapports gouvernementaux produits dans le cadre de la surveillance intensive de fonctionnaires et de civils, ce qui a incité le Parti démocrate unifié (PDU) à demander au président Lee d’envisager sa démission et de révoquer les ministres et secrétaires de Cabinet en cause.

Apparemment conscients de l’impact explosif du scandale sur les élections législatives du 11 avril, les partis au pouvoir et de l'opposition ont tous deux appelé à une enquête spéciale mais se sont distingués sur la façon de procéder.

Le Parti Saenuri a réitéré ce dimanche sa proposition de nomination d’un conseil spécial charger d’enquêter la surveillance présumées d’officiels et de civils par le gouvernement, demandant des efforts pour éliminer ces pratiques abusives du passé.

Le PDU a rejeté cette proposition de conseil spécial sous prétexte qu’il s’agissait un stratagème de tergiversation de la part du parti au pouvoir. Le parti d’opposition a de son côté demandé le renvoi du ministre de la Justice Kwon Jae-jin et la formation mmédiate d'une équipe d'enquête spéciale, en plus d’une inspection parlementaire et d’auditions sur le scandale.

Lors de sa campagne auprès des candidats du Parti Saenuri à Busan, la chef de file intérimaire du parti et candidate principale aux présidentielles Park Geun-hye a déclaré qu’il était désormais temps de mettre fin à la surveillance illégale de civils et autres vieilles pratiques.

«Il a été révélé que plus de 80% des rapports de surveillance divulgués (par le syndicat de KBS) avaient été compilés par le gouvernement antérieur. Cela prouve que les administrations ne sont pas à l’abri des allégations de surveillance illégale», a dit Park.

La président du PDU Han Myeong-sook, ancien Premier ministre lors de l'administration précédente, a également demandé une conférence de presse à Séoul et demandé une série de mesures spéciales en vue de mettre à jour la vérité derrière ces allégations.

«L'espionnage rampant de la part du gouvernement vis-à-vis des particuliers est à peine concevable dans une société démocratique. Le parti au pouvoir ne doit pas utiliser au niveau politique sa proposition d'un conseil spécial d'enquête», a expliqué Han.

Plus tôt dans le mois, le Parquet avait réouvert l’enquête sur le scandale de surveillance après qu'un des officiels impliqués ait affirmé que le bureau présidentiel avait tenté de couvrir cette action illégale.

Lee Yong-ho, ancien secrétaire du président Lee, a été convoqué par le parquet central de Séoul ce samedi et a subi un interrogatoire de près de 15 heures au sujet de son implication dans la surveillance d'un homme d'affaires qui avait fait publier une vidéo critiquant le gouvernement du président Lee Myung-bak sur son blog en 2008.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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