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L'étoile de la danse traditionnelle Kong Ok-jin s’est éteinte

Actualités 09.07.2012 à 11h45

L'étoile de la danse traditionnelle Kong Ok-jin s’est éteinte

SEOUL, 09 juil. (Yonhap) -- La danseuse folklorique légendaire sud-coréenne Kong Ok-jin, connue pour ses représentations intenses et émouvantes et ses chants créatifs, est décédée ce matin dans un hôpital de Yeonggwang, sa ville natale, dans le sud du pays. Elle était âgée de 79 ans.

Kong subissait un traitement médical depuis son arrêt cardiaque en 1998. Fille du maître de «pansori» Kong-Dae-il, elle avait commencé dans son enfance par apprendre cet art lyrique traditionnel de son père. Après le décès de sa mère, elle déménagea à l’âge de 10 ans au Japon, où plus tard elle travaillera chez la célèbre danseuse coréenne Choe Sung-hee.

Kong a été admirée pendant plusieurs dizaines d’années par toutes les couches sociales, et notamment par la classe ouvrière, pour sa «danse estropiée» et ses danses reprenant des mouvements d’animaux.

Elle a été la première danseuse asiatique à se produire en solo sur la scène du Lincoln Center for the Performing Arts à New York et a été souvent perçue à travers ses spectacles au Japon, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays comme une artiste reflétant la condition des ouvriers coréens.

Kong a été à l’origine d’un nouveau style de danse folklorique coréenne, avec des représentations à une seule personne combinant des danses, des chants et des interprétations théâtrales basés sur des contes traditionnels coréens célèbres, comme «Simcheong» et «Heungbu».

Il a fallu beaucoup de temps pour que les danses de Kong soient reconnues officiellement. En effet, celle-ci avait été fortement critiquée par les artistes du courant classique pour n’avoir pas suivi le style conventionnel. Ce n’est qu’en mai 2010 que Kong a été désignée comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de la province du Jeolla du Sud.

xb@yna.co.kr

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