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Présidentielles : les candidats s’engagent sur une série de réformes

Actualités 25.10.2012 à 21h46

Présidentielles : les candidats s’engagent sur une série de réformes

SEOUL, 25 oct. (Yonhap) -- A l'approche des élections présidentielles de décembre prochain, les principaux candidats en lice se sont engagés ce jeudi à lancer des programmes sociaux exhaustifs, tout en s'appliquant à réformer la politique du travail et à réorganiser le système politique sud-coréen.

La candidate du Parti Saenuri au pouvoir Park Geun-hye a de son côté déclaré que si elle était élue, elle mettrait en oeuvre des changements novateurs en vue d'augmenter les soutiens à l'éducation et à la garde des enfants, ainsi que l'aide aux personnes âgées. Elle a d'ailleurs indiqué lors d'une réunion de son parti que cet objectif était crucial et qu’elle souhaitait en faire une priorité.

La candidate de 60 ans a également déclaré que l'élection présidentielle de cette année était décisive pour le bien-être futur du pays. «Le monde ne nous attendra pas et si le pays ne consolide pas sa compétitivité, il risque de prendre du retard d'ici cinq ou 10 ans» a déclaré la représentante du parti conservateur, en soulignant qu'elle était la seule candidate à bénéficier d'une expérience politique lui permettant à la fois de gérer la croissance, d'améliorer le bien-être des citoyens et de réussir à ancrer la démocratie économique dans le pays.

En ce qui concerne la démocratie économique, qui a pour ambition de favoriser les petites et moyennes entreprises ainsi que les citoyens ordinaires en diminuant le pouvoir des grandes entreprises, les responsables du Parti Saenuri ont indiqué qu'ils envisageaient d'introduire un système de vote cumulatif obligatoire pour toutes les sociétés cotées. S'il était appliqué, ce système permettrait aux actionnaires minoritaires de regrouper leurs droits de vote et de donner leur pouvoir à un seul candidat, qui pourrait alors avoir plus de chances de siéger au conseil d’administration d’une grande entreprise. Ce système permettrait de contrôler les actionnaires majoritaires et les propriétaires des sociétés cotées.

Le candidat indépendant Ahn Cheol-soo a également abordé les questions économiques en s'adressant à des ouvriers syndiqués à Ulsan, 400 km au sud-est de Séoul, insistant sur la nécessité d'aborder des sujets tels que l'abolition des discriminations pour les travailleurs temporaires et la revitalisation du marché de l'emploi.

Le fondateur d’AhnLab, plus grande société de logiciels anti-virus du pays, a déclaré plus tôt dans la journée que s'il était élu président, il ferait construire 120.000 logements locatifs chaque année afin de contrôler les niveaux excessifs des loyers et de l'immobilier, et qu'il soutiendrait également le secteur de la construction. «D’ici à 2018, environ 10% des ménages du pays vivront dans des logements locatifs», a-t-il indiqué.

Ahn, qui s'est rendu populaire auprès des jeunes grâce à son image d'intégrité, a précisé qu’il investirait également 2.000 milliards de wons (1,37 milliard d'euros), financés conjointement par l'Etat et le secteur financier, afin d'aider les personnes placées sous la protection de la loi contre la faillite.

Moon Jae-in, candidat du Parti démocrate unifié (PDU), principale formation de l’opposition, a quant à lui déclaré qu'il s’engageait à réformer le système politique en cas d'élection, alors qu'il se trouvait à Daegu, à 300 km de Séoul. Elu député pour la première fois cette année, Moon a indiqué que tout changement de fond devait être mené par un parti politique et que le PDU était bien placé pour représenter toutes les forces démocratiques du pays.

Cette remarque a été interprétée comme une attaque indirecte contre Ahn, qui n'est affilié à aucun parti et qui a jusqu'ici hésité à s'engager dans des négociations pour une candidature unique des démocrates. Moon a ajouté que pour provoquer un changement de gouvernement, le PDU devait être capable de démontrer sa réelle volonté de créer une société juste et d'assainir le pays.

L'ancien chef de cabinet du défunt président Roh Moo-hyun a d'autre part mentionné que son projet de création d'une zone de pêche commune dans la mer Jaune pouvait contribuer à la paix et à la protection de de la frontière maritime de facto avec la Corée du Nord.

En réponse aux critiques du Parti Saenuri sur cette question, Moon a affirmé douter de la fiabilité du parti conservateur quant à la préservation de la paix. Le Parti Saenuri avait mis la pression sur Moon et le PDU pour qu’ils acceptent de vérifier les documents sous scellés qui auraient permis de mettre fin aux rumeurs concernant un éventuel abandon de la Ligne de limite Nord par Roh lors du sommet intercoréen de 2007. L'opposition a toujours refusé en affirmant qu'il n'existait aucun document de cette nature.

catherine@yna.co.kr

(FIN)

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