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Présidentielle : promesses de réformes dans les médias, la politique et l’éducation des enfants

Actualités 30.10.2012 à 21h03

Présidentielle : promesses de réformes dans les médias, la politique et l’éducation des enfants

SEOUL, 30 oct. (Yonhap) -- Les principaux candidats à la présidence se sont engagés ce mardi à procéder à des réformes dans le secteur des médias, de la politique et de l’éducation des enfants.

A 50 jours de l’élection du 19 décembre, la candidate du Parti Saenuri au pouvoir, Park Geun-hye, a présenté une série de mesures visant à renforcer le caractère public des entreprises audiovisuelles.

Plus tôt cette année, les syndicats de plusieurs médias importants s’étaient mis en grève, certains pendant plusieurs mois, afin de protester contre la partialité des reportages et des nominations arbitraires de leur direction.

«Je (m'assurerai) que la gestion des entreprises publiques audiovisuelles reflète la diversité de notre société d'une manière équilibrée et que la nomination de leurs présidents soit transparente et satisfaisante pour le public», a déclaré Park lors d'une rencontre avec les médias et des responsables des technologies de l’information.

La candidate conservatrice a également souligné l'importance du développement de l’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC), en précisant qu'elle allait faire passer le nombre de bornes publiques Wi-Fi de 1000 à l'heure actuelle à 10.000 et augmenter la vitesse de l'Internet à dix fois le débit actuel.

Dans le cadre d'un projet visant à former 20.000 spécialistes des TIC, Park a indiqué qu'elle inciterait les entreprises à ouvrir dans tout le pays des écoles spécialisées dans ce domaine et à former des jeunes afin qu'ils soient plus compétitifs sur le marché international.

La Corée du Sud est l'un des pays les plus câblés au monde, en tête des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en ce qui concerne le taux de pénétration de l'Internet sans fil.

De son côté, Moon Jae-in, candidat du Parti démocrate unifié, principale formation de l’opposition, a présenté ses projets de réforme politique.

S'exprimant lors d'un forum, le candidat de 59 ans, ancien avocat des droits de l’Homme, a indiqué qu'il soutiendrait l'amendement constitutionnel permettant au président d'effectuer deux mandats de quatre ans au lieu d'un seul de cinq ans.

«L'opinion publique est favorable à deux mandats de quatre ans pour le président, et si on se réfère à notre histoire, (nous) pourrions mettre en place un poste de vice-président», a-t-il ajouté. Lorsqu'on lui a demandé s'il était prêt à raccourcir son propre mandat en cas d'élection, concrétisant ainsi sa proposition d'amendement constitutionnel, Moon a cependant déclaré que cela pourrait mener à la confusion et à «un effondrement de l'équilibre des pouvoirs».

Le candidat indépendant Ahn Cheol-soo a quant à lui rencontré ce mardi un groupe de mères de famille afin d'écouter leurs préoccupations quant à l'éducation des enfants, dans un pays où la concurrence est vive dans ce domaine.

L'ancien chef d’entreprise de logiciels leur a répondu qu'il était venu à leur rencontre car il estimait inutile de concevoir des politiques sans entendre la «véritable voix » des gens concernés.

Le groupe d'environ 20 mères de famille a proposé l'augmentation du nombre de crèches publiques pour les couples qui travaillent et le soutien du gouvernement aux familles choisissant d'élever leurs enfants à la maison.

catherine@yna.co.kr

(FIN)

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