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Séoul veut accélérer le débat sur les sanctions contre la Corée du Nord

Actualités 15.02.2013 à 16h27

SEOUL, 15 fév. (Yonhap) -- Le gouvernement sud-coréen cherche à accélérer les discussions sur les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord de sorte à les mettre en place si possible avant l'investiture de la nouvelle présidente prévue le 25 février, a fait savoir ce vendredi une source du gouvernement.

A propos des éventuelles sanctions bilatérales à l'encontre du pays communiste reclus, la source a déclaré : «Il faudra attendre pour voir l'évolution du débat sur les sanctions au sein des Nations unies. Mais le gouvernement sortant pourrait achever la mise en place des sanctions avant l'entrée en fonction du nouveau gouvernement.»

Au cours d'un entretien téléphonique avec le président américain Barack Obama avant-hier, le président Lee Myung-bak a souligné l'importance de renforcer les sanctions au niveau national en plus d'une résolution onusienne.

Séoul, Washington et Tokyo avaient entamé des discussions sur des mesures globales contre Pyongyang même après le lancement de la fusée longue portée du Nord en décembre dernier.

Parmi les éventuelles sanctions bilatérales, sont étudiées une interdiction des transactions avec les Etats-Unis pour les institutions financières ayant des liens avec Pyongyang et la fermeture des ports aux navires en provenance et à destination de la Corée du Nord.

«Afin d'empêcher la Corée du Nord d'améliorer sa capacité nucléaire et de missiles, la restriction des flux de capitaux et de biens liés (aux programmes nucléaires et balistiques) est la plus cruciale», a expliqué la source. «Nous pourrons trier les mesures efficaces et faciles pour solliciter la coopération des pays concernés parmi celles qui ont été abordées.»

Si Séoul se concentre d'ores et déjà sur les sanctions bilatérales, c'est parce qu'il semble difficile de voir un débat au Conseil de sécurité des Nations unies aboutir à une résolution appelant à des sanctions efficaces compte tenu de sa structure dont fait partie la Chine, le principal allié de Pyongyang, en tant que membre permanent. Cela dit, le débat au sein de l'ONU doit d'abord être bouclé de manière prompte pour permettre au gouvernement sud-coréen de lancer des sanctions bilatérales car celles-ci doivent se baser sur les sanctions onusiennes.

«Il est important pour l'instant de déployer tous les efforts pour dégager de manière prompte des sanctions radicales au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. Il ne faut pas donc brouiller le débat en soulevant maintenant la question des sanctions bilatérales», a mis en garde la source.

lsr@yna.co.kr

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