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Séisme de Kanto : une liste révélant la barbarie des Japonais envers les Coréens

Actualités 24.11.2013 à 14h58

SEOUL, 24 nov. (Yonhap) -- Une liste de Coréens massacrés lors du séisme de Kanto (1923) au Japon, a récemment été découverte dans les archives de l’ambassade de Corée du Sud au Japon révèlant la cruauté totale des Japonais à l’époque comme des tueries au moyen de râteaux d’acier ou de lances en bambou ou encore de pioches.

Cette liste qui contient 290 coréens résidents au Japon lors du séisme de Kanto décrit en détail la situation de massacre pour chaque personne dont un Coréen, Han Yong-sun, originaire de Changnyeong dans la province du Gyeongsang du Sud qui a été tué avec «un râteau d’acier comme un chien» ou encore Cha Hak-ki, originaire de Haman de la même province, qui a été tué à coups de lance en bambou dans le ventre par les Japonais.

Le chercheur du Musée de l’indépendance, Kim Do-hyung a indiqué que «les faits de massacre de ces Coréens résidents au Japon à l’époque à l'aide d'outils comme le râteau d’acier ou la lance en bambou au lieu du fusil ou du sabre ont été confirmés par cette liste. Il est également notable qu’il y ait des mentions sur l'identité de ses massacreurs comme les membres de la milice ou des gendarmes de l’armée japonaise.»

Deux autres listes ont été découvertes. Une liste est à propos des mobilisés aux travaux forcés. Elle décrit le retour au pays ou pas après la fin de la guerre. L'autre liste est sur les assassinés du mouvement de l’indépendance du 1er mars 1919. Elle révèle que quelques 174 personnes ont été nouvellement identifiées comme mortes durant le mouvement par l'oppression japonaise. Le ministère des Patriotes et des Anciens combattants pourrait reconnaître ces victimes comme des morts pour la patrie.

La liste des mobilisés coréens par force durant la colonisation japonaise est plus précise que le recensement effectué par le gouvernement entre 1957-1958, d’après les explications d’un autre chercheur du comité d’enquête sur les victimes du travail forcé durant la colonisation : «La date de naissance, l’adresse, le retour au pays et le lieu de mobilisation sont détaillés sur cette liste.»

Le mouvement de l’indépendance du 1er mars a eu lieu à l’échelle nationale en 1919 en contestation de la colonisation japonaise sur la péninsule coréenne. Il s'agit de la première action anticoloniale de masse dans les colonies des grandes puissances depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

Le massacre des Coréens, résidents à Kanto au Japon a eu lieu juste après le séisme du 1er septembre 1923 et le nombre des Coréennes morts s’élèverait à plusieurs milliers mais un chiffre exact n’a pas été encore recensé correctement. Sur la catastrophe naturelle qui a fait 400.000 morts et disparus, les autorités japonaises ont pris les résidents coréens comme bouc émissaire pour la révolte et l’incendie volontaire et ils les ont massacrés.

jhoh@yna.co.kr

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