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La Russie inquiète des contacts entre Séoul et Washington au sujet du THAAD

Actualités 02.02.2016 à 17h45

SEOUL, 02 fév. (Yonhap) -- La Russie est opposée au déploiement du système de défense antimissile américain THAAD en Corée du Sud car cela pourrait déstabiliser la situation sécuritaire dans la région, a déclaré ce mardi l'ambassadeur de la Russie en Corée du Sud Alexander Timonin.

«Cette question attire beaucoup l'attention en Russie», a fait savoir l'ambassadeur lors d'une rencontre avec la presse à l'ambassade de Russie. «Nous suivons de près les contacts de plus en plus nombreux sur la question entre les organisations concernées de la Corée du Sud et des États-Unis.»

Séoul envisagerait de déployer le THAAD sur son territoire afin de mieux pouvoir se protéger contre les menaces balistiques de la Corée du Nord. Séoul et Washington assurent qu'aucune discussion officielle n'a eu lieu à ce sujet.

«La Russie pense que le déploiement du THAAD en Corée du Sud ne contribuera pas à la paix et à la sécurité en Asie du Nord-est et ne résoudra pas le problème du nucléaire sur la péninsule coréenne», a dit Timonin. «C'est pourquoi la Russie appelle toutes les nations concernées à ne pas prendre de mesures, en particulier dans le domaine militaire, qui pourraient aggraver la situation.»

La Russie participe aux discussions sur l'adoption d'une nouvelle résolution contre la Corée du Nord suite à son dernier essai nucléaire mais n'a pas l'intention d'adopter de sanctions unilatérales contre Pyongyang, a annoncé l'ambassadeur.

«Avant que nous parlions de sanctions, nous devons d'abord déterminer la nature exacte de l'essai nord-coréen», a estimé Timonin. «La Corée du Nord prétend avoir testé une bombe à hydrogène mais la Russie n'a trouvé aucun indice pouvant le confirmer.» Il est trop tôt pour discuter du niveau ou du type de sanctions à adopter, a ajouté le diplomate russe.

Ce qui est clair en revanche, a ajouté Timonin, c'est que la Russie et la Chine adopteront probablement une position similaire sur la résolution car les deux pays partagent une vision «quasiment identique» sur la façon de résoudre le problème du nucléaire en Corée du Nord.

Timonin a émis en doute quant à l'efficacité de pourparlers à cinq sans la Corée du Nord, la Russie estimant qu'il est impossible de résoudre le problème sans la participation du Nord.

La présidente Park Geun-hye a proposé le mois dernier que la Corée du Sud, la Chine, le Japon, la Russie et les États-Unis se rencontrent afin de faire revenir la Corée du Nord à la table des négociations. Les États-Unis et le Japon ont accueilli favorablement cette proposition, tandis que la Chine et la Russie s'y opposent.

mathieu@yna.co.kr

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