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(LEAD) La Corée du Sud prête à intercepter si le missile nord-coréen retombe sur son territoire

Actualités 04.02.2016 à 15h39

SEOUL, 04 fév. (Yonhap) -- La Corée du Sud est prête à détruire le missile nord-coréen ou ses débris s'ils retombent sur son territoire, a assuré ce jeudi le ministère de la Défense, sur fond de signes claires montrant que le pays voisin reclus s'apprête à lancer une fusée.

Pyongyang a récemment informé l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Union internationale des télécommunications (UIT) de son plan de lancer une fusée pour mettre en orbite un satellite d'observation de la Terre, un prélude à ce que le monde extérieur considère comme un test de missile balistique.

Le plan s'ajoute aux tensions déjà accrues sur la péninsule coréenne après le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier dernier.

«L'armée est en train de renforcer sa préparation de défense aérienne de sorte à pouvoir intercepter si un missile ou des débris retombent sur notre territoire et dans nos eaux territoriales», a souligné Moon en ajoutant que le gouvernement prendra des mesures correspondantes à l'ampleur des dégâts, en cas de retombée, dans le cadre du droit de légitime défense.

L’armée sud-coréenne et les Forces américaines en Corée du Sud (USFK) ont également placé des missiles sol-air Patriot en position de combat pour faire face à la possibilité de voir un missile nord-coréen venir vers la Corée du Sud.

Selon les coordonnées fournies par le Nord aux agences internationales, le premier étage de la fusée devrait retomber en mer Jaune, la coiffe en mer de Chine orientale et le deuxième étage en mer des Philippines.

Le missile devrait survoler l'île sud-coréenne de Baengnyeong à une altitude d'environ 180 km, a estimé le porte-parole en se basant sur les informations fournies par Pyongyang. «Il n'y a pas de définition précise de l'espace aérien selon le droit international, mais il est généralement reconnu que l'espace aérien s’étend jusqu'à 100 km. Il n’entrera pas donc dans la notion d'espace aérien s'il survole à plus de 180 km», a-t-il fait remarquer.

L’armée sud-coréenne et l’USFK ont également mobilisé tous leurs moyens de surveillance pour détecter et suivre le missile nord-coréen une fois qu’il aura été tiré, a ajouté Moon avant de dénoncer le plan du Nord.

«Après avoir procédé à son quatrième essai nucléaire le 6 janvier, il tente à nouveau d'effectuer un tir de missile balistique à longue portée déguisé en lancement de satellite malgré les mises en garde répétées de notre part et de la communauté internationale», a lancé Moon.

Selon le porte-parole, Pyongyang est en train de «se préparer à un lancement de missile à longue portée à Tongchang-ri», conformément à sa notification de lancement entre les 8 et 25 février.

Il n'a toutefois pas livré de détails sur le degré de préparation. L'injection de carburant après l'installation de la fusée sur la rampe de lancement sera un signe clé de l'imminence d'un tir.

Hier, le Japon a également ordonné à ses forces militaires de se ternir prêtes à intercepter tout missile nord-coréen entrant dans son espace, selon l’agence de presse Kyodo.

lsr@yna.co.kr

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