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Pourquoi Kim Jong-un a-t-il changé le schéma du test de missile suivi de l'essai nucléaire ?

Actualités 05.02.2016 à 10h20

SEOUL, 05 fév. (Yonhap) -- La grande majorité des experts avaient prévu que l’essai nucléaire nord-coréen, s’il devait avoir lieu, serait précédé d’un lancement de fusée (missile à longue portée) à l’approche du 7e Congrès du Parti du travail de la Corée du Nord en mai prochain.

Cette prévision s’était en effet basée sur les antécédents du régime communiste reclus. Celui-ci a toujours effectué un test de missile à longue portée, conduisant par la suite le Conseil de sécurité des Nations unies à mettre en place des sanctions à son encontre, avant de procéder à un essai nucléaire. Cela a été le schéma jusqu'au troisième essai nucléaire du Nord.

Cela dit, l’ordre a été inversé cette fois-ci, mettant dans l’embarras de nombreux experts de la Corée du Nord. Ces derniers ont analysé que le schéma de provocation de l’ère Kim Jong-il, qui consistait à engager d’abord les négociations avant la prolifération, a été remplacé par celui de «la prolifération d'abord, puis les négociations» sous le règne de Kim Jong-un.

«Kim Jong-il cherchait à s’ajuster sans cesse avec les pays voisins sur le sujet de la dénucléarisation tout en sachant qu’il ne serait pas facile de changer la politique hostile des Etats-Unis, tandis que Kim Jong-un semble persuadé que son pays doit être reconnu par les pays voisins comme un Etat doté de l’arme nucléaire», a analysé Chang Yong-seok, chercheur à l'Institut des études pour la paix et l'unification de l'université nationale de Séoul.

D’autres estiment que la Corée du Nord a voulu maximiser l’effet de choc en procédant d’abord à l’essai nucléaire dans le but d’affecter la capacité de la communauté internationale à faire face aux défis qu’elle pose.

«En brisant le schéma du passé et en changeant brutalement l’ordre entre l’essai nucléaire et le tir de missile à longue portée, la Corée du Nord semble tenter d’affaiblir la capacité du monde extérieur à faire face à son régime et de maximiser l’intensité de ses menaces imprévisibles», a noté le directeur du bureau d’études de la stratégie de l’unification à l’institut Sejong, Chung Sung-jang.

lsr@yna.co.kr

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