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Le Conseil de sécurité adopte un communiqué condamnant Pyongyang

Actualités 08.02.2016 à 08h26

NEW YORK, 07 jan. (Yonhap) -- Suite au lancement de fusée à longue portée (missile balistique) hier par la Corée du Nord, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité a eu lieu ce dimanche (heure locale) et le Conseil a condamné fermement Pyongyang en adoptant un communiqué à l’unanimité.

Ce communiqué juge le lancement nord-coréen comme une violation «dangereuse et grave». Même si la Corée du Nord prétend que ce lancement concerne une fusée pour la mise en orbite d’un satellite, il est indéniable que les technologies de missiles balistiques ont été utilisées, ce qui est une violation de quatre résolutions onusiennes.

La Chine, membre permanent du Conseil, n’y est pas opposée alors que le communiqué a détaillé que le Conseil élaborera des «mesures significatives» contre la Corée du Nord dans une nouvelle résolution «rapidement» en tenant compte de la «gravité de la plus récente violation», d’après l’ambassadeur vénézuélien Rafael Dario Ramirez Carreno, le pays de la présidence du Conseil de sécurité depuis février, qui a répondu aux journalistes après la réunion.

«Les membres du Conseil de sécurité remarquent que ce lancement et les autres effectués par la Corée du Nord qui utilisent les technologiques de missiles balistiques, même s’ils se caractérisent par une mise en orbite d’un satellite ou d’un véhicule spatial, contribuent au système de transport des armes nucléaires de la Corée du Nord. Cela viole gravement les résolutions onusiennes», a-t-il dit.

La tenue de cette réunion d’urgence, demandée le jour même du lancement, notamment par les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, a été immédiatement convenue entre les pays membres. Ce lancement est intervenu alors que le Conseil de sécurité s’était engagé dans des négociations pour l’application de sanctions contre le régime nord-coréen.

La Chine est dubitative quant à des sanctions plus sévères contre le Nord, mais le lancement d’hier de la Corée du Nord a placé le pays voisin dans une position difficile sur la scène onusienne. La Chine ne pourrait plus s’opposer à des sanctions sévères dans cette situation, selon les analystes.

«Nous sommes confiants que la Chine, comme les autres pays membres du Conseil, va voir une menace grave dans la région, pour la paix et la sécurité internationales, et l’importance d’adopter des mesures fortes et sans précédent en tâtant le nouveau terrain», a noté l’ambassadrice américaine du Conseil, Samantha Power.

La Corée du Nord a prétendu hier, dans une annonce spéciale, que le lancement a été un succès, avec la mise en orbite d’un satellite d’observation de la Terre, appelé Kwangmyongsong 4. Alors que les autorités militaires sud-coréennes ont également estimé que le lancement a peut-être été un succès, la réussite de la mise en orbite du satellite et la communication avec la Terre restent à analyser.

Ce lancement de fusée du régime nord-coréen, considéré comme un essai de missile balistique intercontinental par les autres pays, notamment la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon, est le sixième depuis son premier en 1998 (Taepodong-1). Concernant la mise en orbite d’un satellite, il s’agirait de la deuxième fois après la fusée Unha-3 lancée en décembre 2012.

Face aux essais nucléaires et aux lancements de fusées et missiles à longue portée, le Conseil de sécurité a adopté six résolutions, dont quatre incluent des sanctions, six communiqués du président et deux communiqués de presse.

jhoh@yna.co.kr

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