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(2e LD) Le fonctionnement normal du satellite nord-coréen mis sur orbite reste à vérifier

Actualités 09.02.2016 à 13h57

SEOUL, 09 fév. (Yonhap) -- Le satellite nord-coréen lancé dans l'espace dimanche dernier a été placé en orbite avec succès mais on ne sait pas encore s'il fonctionne normalement ou non, a annoncé ce mardi le ministère de la Défense.

Dimanche dernier, la Corée du Nord a lancé à 9h30 une fusée à longue portée (missile) à trois étages transportant le soi-disant satellite Kwangmyongsong 4 mais la communauté internationale considère que ce lancement est un test déguisé des technologies liées aux missiles balistiques intercontinentaux.

Après s'être séparée du premier étage (9h32) et de sa coiffe (9h33), la fusée nord-coréenne a disparu vers 9h36 des radars du destroyer Aegis Seoae Ryu Seong-ryong que la marine sud-coréenne avait déployé dans les eaux au sud-ouest de l'île de Jeju pour détecter et suivre la trajectoire de l'engin nord-coréen.

Le ministère de la Défense a confirmé que le premier étage et la coiffe sont tombés dans les zones que la Corée du Nord avait annoncées aux agences onusiennes, dont l'Organisation maritime internationale (OMI). Cela dit, le moment et le point de chute du deuxième étage n'ont pas été identifiés exactement. Selon les résultats d'une simulation, le deuxième étage serait tombé à 2.380 km du site de lancement de Tongchang-ri, à l'est de l'île de Luzon, aux Philippines.

Le satellite Kwangmyongsong 4 aurait été placé sur orbite 9 minutes 29 secondes (589 secondes) après son lancement. La Corée du Nord a annoncé que son satellite a été mis en orbite à 9h39'46", soit 9 minute 46 secondes (586 secondes) après son lancement.

A propos de l'explosion du premier étage, tombé en 270 pièces après sa séparation, le ministère de la Défense suppose que le Nord a installé un explosif dans le but d'empêcher l'armée sud-coréenne de récupérer des débris du lanceur nord-coréen.

Kwangmyongsong est de même type que la fusée Unha-3 qui a été lancée en décembre 2012, a analysé le ministère de la Défense.

«Elles ont la même forme, avec une proportion entre le diamètre et la longueur de 2,4 à 30», a précisé un officiel du ministère. «Nous estimons que le poids de la charge (Kwangmyongson 4) a légèrement augmenté (par rapport à celui de Unha-3)», a-t-il ajouté.

«Les points de chute des premier et deuxième étages et de la coiffe sont similaires à ceux d'Unha-3», a-t-il expliqué. «Cela signifie que les lanceurs utilisent des moyens similaires», a-t-il noté.

Avec ce dernier lancement, le Nord aurait acquis la capacité de tirer un missile à longue portée d'une portée de 12.000 kilomètres, a déclaré le ministère dans son analyse du récent test de missile nord-coréen.

Les autorités militaires ont conclu qu'il n'y a pas eu de progrès au niveau des technologies des missiles par rapport au tir de décembre 2012 mais la fiabilité semble s'être améliorée car la Corée du Nord a réussi deux mises en orbite consécutives. «Comme (le Nord) a réussi une mise en orbite pour la deuxième fois d'affilée, la fiabilité des composants se serait améliorée», a estimé l'officiel, qui a ajouté que le système de contrôle de la position semble être le même qu'avant.

Cela dit, le pays n'aurait pas encore maîtrisé la technologie de rentrée dans l'atmosphère des missiles balistiques intercontinentaux, selon le ministère.

Le satellite Kwangmyongsong 4 tourne sur son orbite (rayon court : 470km et rayon long 590 km) mais son signal n'a pas été vérifié. Il passerait au-dessus de la péninsule coréenne quatre fois par jour et sa période de révolution est estimée à 94 minutes 1 seconde.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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