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Détection d’ondes gravitationnelles : 20 scientifiques coréens impliqués

Actualités 12.02.2016 à 14h21

SEOUL, 12 fév. (Yonhap) -- LIGO (Laser Interferometer Gravitational Wave Observatory), LIGO Scientific Collaboration (LSC) et l’européen Virgo ont conjointement annoncé jeudi (heure des Etats-Unis) la détection d’ondes gravitationnelles issues d’une collision entre deux gigantesques trous noirs, annonçant l’ouverture d’une nouvelle ère de l’astronomie.

Dans ce projet visant à confirmer la prédiction d’Albert Einstein sur l’existence de ces ondes gravitationnelles il y a 100 ans, des scientifiques de 14 pays avaient formé une structure de collaboration appelée LSC avec au total 1.000 scientifiques.

▲ Détection d’ondes émises par une galaxie très lointaine

La détection de ces ondes gravitationnelles a eu lieu le 14 septembre 2015 à 5h51 du matin (heure des Etats-Unis) par LIGO, aux Etats-Unis, à Livingstone dans l’Etat de Louisiane et à Hanford dans l’Etat de Washington, d’après le communiqué de presse publié ce vendredi (heure de Séoul) par Korea Gravitational-Wave Group (KGWG), le groupe de scientifiques sud-coréens participant au projet.

La confirmation d’hier est le résultat d’analyses de données captées en septembre dernier par les différentes équipes. LIGO avait été proposé en 1980 par un professeur émérite de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), Rainer Weiss, un professeur émérite de l’Institut de technologie de Californie (Caltech), Kip Thorne, et un homologue, Ronald Drever.

Pour le projet de détection de la «vibration de l’espace-temps», la Fondation nationale pour la science (NSF) avait investi depuis 2000 dans un site d’observation et de détection un budget de 620 millions de dollars durant 10 ans sans obtenir de résultat significatif.

Durant les cinq années suivantes, la NSF a écoulé un budget additionnel de 200 millions de dollars pour la sophistication d’un outil d’observation appelé «Advanced LIGO». Le site d’études scientifiques LIGO a réussi ainsi en septembre dernier à capter des ondes gravitationnelles, un évènement historique comparable à la théorie héliocentrique défendue par Galilée.

▲ Contribution des scientifiques sud-coréens

Des scientifiques sud-coréens ont également contribué à ces études astrophysiques. Vingt scientifiques de cinq universités et deux institutions de recherche scientifique avaient formé KGWG sous la direction du professeur Lee Hyung-mok de l’université nationale de Séoul et ont participé à une partie des travaux de recherche de ce projet.

Une lettre d’intention (MoU) avait été signée entre KGWG et LSC en 2009 et les scientifiques sud-coréens avaient visité les universités américaines participant au projet entre 2011 et 2014, selon le communiqué de presse de KGWG.

L’équipe sud-coréenne «a contribué au développement et à l’amélioration du logiciel d’analyse en ligne des données détectées et de l’algorithme destiné à éliminer les brouillages des données obtenues», a souligné le professeur Lee Hyung-mok. L’équipe a par ailleurs participé «cinq fois (sur 15 jours) à la détection d’ondes gravitationnelles pour la surveillance de la qualité des données captées».

Lee a également fait remarquer que «cette découverte est un résultat de la première observation de trous noirs jumeaux et la détection a eu lieu plus tôt vite que prévu, ce qui veut dire qu’il y aura plus de détections des origines des ondes gravitationnelles dans le futur». «Comme nous l’avons découvert cette fois-ci, il y a beaucoup plus de trous noirs qui émettent des ondes gravitationnelles que nous l’avions imaginé.»

Kang Gung-won, le chercheur responsable de la recherche à l’Institut coréen des sciences et technologies de l'information (KISTI) a également indiqué que «cette découverte n’est pas pour prouver la théorie de la relativité générale d’Einstein. Il est plus significatif car nous avons un autre œil d’observation de l’univers avec les ondes gravitationnelles comme on a eu un tournant dans l’astronomie avec la détection d’ondes électromagnétiques (lumière, ondes radio et rayon X)».

D’après la théorie de la relativité générale d’Einstein, les vibrations gravitationnelles se propagent en exerçant une compression et une extension de l’espace-temps à la vitesse de la lumière. Mais l’amplitude de ces ondulations diminue avec la distance et les vibrations à l’arrivée sur la planète Terre deviennent plus petites que le noyau d’un atome. Pour la détection de ces ondes, le phénomène d’interférence du rayon laser est utilisé.

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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