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(FOCUS) L'ombre d'une guerre froide plane sur la Corée

Actualités 12.02.2016 à 18h21

SEOUL, 12 fév. (Yonhap) -- Le quatrième essai nucléaire et le tir de missile nord-coréens ont ravivé les tensions sur la péninsule coréenne et polarisé les différentes puissances régionales selon des lignes de fracture rappelant la guerre froide.

La Corée du Sud, les États-Unis et le Japon se sont unis pour dénoncer les récentes provocations nord-coréennes et ont appelé à ce que de lourdes sanctions internationales soient appliquées contre la Corée du Nord. Les trois pays ont de plus chacun adopté de nouvelles sanctions contre le Nord.

La Corée du Sud a joué son va-tout en annonçant mercredi la suspension des activités au complexe industriel intercoréen de Kaesong.

La Chine et la Russie, quant à eux, sont opposés à des sanctions trop fermes contre Pyongyang et ont présenté la reprise du dialogue comme l'unique solution pour mettre fin au programme nucléaire et balistique nord-coréen.

Les tensions ont grimpé d'un nouveau cran lorsque Séoul et Washington ont annoncé le début de pourparlers officiels en vue du déploiement en Corée du Sud du système américain de défense antimissile THAAD. Pékin et Moscou pensent que les États-Unis cherchent par la même occasion à placer leurs installations militaires sous la surveillance radar du système.

«Si la rivalité entre les États-Unis et la Chine s'intensifie, il se pourrait que nous ressortions bredouille», a estimé Jang Yong-seok, chercheur à l'Institut pour la paix et l'unification à l'université nationale de Séoul. «Il est important de laisser la porte du dialogue ouverte même si nous ne sommes pas d'accord avec la Chine.»

La Chine ne veut pas déstabiliser la Corée du Nord de peur de voir un afflux de réfugiés nord-coréens arriver chez elle ou d'avoir à sa porte une Corée unifiée sympathisant avec les États-Unis, en cas de chute du régime nord-coréen.

La Chine voit la Corée du Nord comme une zone tampon bienvenue contre l'influence américaine dans la région.

«Nous devons trouver un terrain d'entente avec la Chine tout en consolidant notre alliance avec les États-Unis», pense Kim Yong-hyun, professeur d'études coréennes à l'université Dongguk à Séoul.

Les appels à l'armement nucléaire ont grandi en Corée du Sud ces derniers temps. «Même entre (les Sud-Coréens), il y a des appels à l'armement nucléaire mais c'est une option qui à long terme nous fera plus de mal que de bien», a dit Lee Sang-hyun, chercheur à l'institut Sejong.

D'autres ont soulevé la possibilité de faire venir des armes nucléaires tactiques américaines en Corée du Sud. «Si nous faisions venir des armes tactiques américaines et créions un équilibre nucléaire, il en serait tout autre, au lieu de demander à la Corée du Nord de se dénucléariser tout en étant sous une menace sécuritaire», a noté Kim Hyun-wook, professeur à l'Académie diplomatique nationale de Corée.

mathieu@yna.co.kr

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