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Séoul : «L’usage dévié des salaires des travailleurs de Kaesong a été suivi»

Actualités 15.02.2016 à 13h45

SEOUL, 15 fév. (Yonhap) -- Suite à la déclaration du ministre de l’Unification, Hong Yong-pyo, hier concernant le drainage des salaires des travailleurs nord-coréens du parc industriel intercoréen de Kaesong pour le développement nucléaire et de missiles, le ministère a expliqué ce matin que le gouvernement sud-coréen a suivi et analysé les détournements de ces fonds par Pyongyang.

«Il y avait des soupçons d'une manière continuelle sur l’usage dévié des salaires des travailleurs nord-coréens du parc industriel de Kaesong et notre gouvernement a suivi et analysé les diverses voies», a confirmé le porte-parole du ministère de l’Unification, Jeong Joon-hee.

En réponse à une question des journalistes pour savoir si le gouvernement sud-coréen était au courant de ce drainage d'argent pour d'autres fins, ce qui voudrait dire que le gouvernement a fait une approbation tacite de ces détournements et ce serait donc une violation des résolutions onusiennes, Jeong a dit qu'«il existait des inquiétudes sur les détournements des salaires de Kaesong pour le développement d’armes de destruction massive», «mais la communauté internationale reconnaissait l’utilité et l’effet du parc industriel de Kaesong. Il faudra comprendre l’affaire de cette manière.»

Jeong a ajouté que «la situation actuelle montre que la Corée du Nord continue à sophistiquer davantage sa compétence nucléaire. Il s’agit d’une situation grave dans laquelle on ne pourra pas laisser le déséquilibre sur la question sécuritaire au plan stratégique». «La mesure prise pour résoudre fondamentalement le problème est la suspension totale du parc industriel de Kaesong.»

Hier, le ministre de l’Unification a dit que les autorités nord-coréennes ont versé 70% des salaires des travailleurs nord-coréens au secrétariat du Parti du travail pour le développement d’armes de destruction massive sans divulguer la source de cette information.

Trois jours après le lancement de la fusée Kwangmyongsong par la Corée du Nord, le 7 février dernier, un tir considéré comme un essai déguisé de missile balistique intercontinental, Séoul a pris la décision de suspendre totalement l’exploitation du parc de Kaesong. Face à cette décision, Pyongyang a répondu le lendemain après-midi, le 11 février, en annonçant la fermeture du site et l’expulsion du personnel sud-coréen de Kaesong et en déclarant le parc comme une zone militaire.

jhoh@yna.co.kr

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