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Les travailleurs nord-coréens de Kaesong ont du mal à joindre les deux bouts

Actualités 15.02.2016 à 19h56

SEOUL, 15 fév. (Yonhap) -- Les travailleurs nord-coréens du complexe industriel de Kaesong auraient du mal à joindre les deux bouts car le gouvernement nord-coréen s'arroge la majorité de leur salaire, a déclaré ce lundi Kim Tae-san, transfuge et ancien cadre au ministère nord-coréen de l'Industrie légère.

Au cours d'un séminaire sur le complexe industriel de Kaesong organisé à l'Assemblée nationale, Kim a révélé que les travailleurs nord-coréens ne reçoivent qu'une petite partie de leur salaire. «Les entreprises sud-coréennes paient les travailleurs nord-coréens 80 dollars par mois mais le gouvernement nord-coréen prend pratiquement tout», a fait savoir Kim. «Les travailleurs ne reçoivent que 6.000 wons nord-coréens à la place (6,70 dollars).»

Selon Kim, cela suffirait à peine pour acheter un sac d'un kilo de riz. «Avec cette somme, vous pourriez à peine vous sustentez, et encore moins nourrir le reste de votre famille», estime-t-il. «Kaesong est l'endroit où 54.000 Nord-Coréens ont été contraints à l'esclavage.»

Kim raconte que les ouvriers recevaient auparavant deux à quatre biscuits sud-coréens «Choco Pie» par jour et qu'avec les heures supplémentaires ils pouvaient récolter jusqu'à cent Choco Pie par mois. «Par le passé, un Choco Pie pouvait se vendre entre 300 et 500 wons sur le marché. Vous pouviez gagner plus d'argent en vendant vos biscuits qu'en travaillant dans la zone industrielle.»

La Corée du Nord a par la suite remplacé les Choco Pie par ses propres biscuits, nous dit-il.

Kim, qui a fui en Corée du Sud en septembre 2002 avec sa femme et son enfant, est d'accord avec la décision de fermer le complexe. «En fermant le complexe, les travailleurs nord-coréens ont été libérés du travail forcé. Cela a aussi coupé la source de revenus pour la production d'armes de destruction massive par le dictateur nord-coréen (Kim Jong-un).»

mathieu@yna.co.kr

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