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(2e LD) La Corée du Nord menace de «frappes préemptives» contre la Corée du Sud et les États-Unis

Actualités 23.02.2016 à 22h53

SEOUL, 23 fév. (Yonhap) -- La Corée du Nord a dénoncé ce mardi les prochains exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, menaçant de «frappes préemptives» contre toute tentative de déstabilisation du régime de Kim Jong-un.

La Corée du Sud et les États-Unis vont mener le mois prochain leurs plus grands exercices militaires jamais organisés dans le sillage du dernier essai nucléaire de la Corée du Nord et de son récent tir de missile balistique.

Pyongyang a indiqué qu'il utilisera tous les moyens pour contrer les tentatives de faire tomber son dirigeant et son régime, qualifiant les exercices à venir de «summum des actes hostiles».

Nous «sommes prêts à punir immédiatement et impitoyablement sans clémence, tolérance et patience aucune quiconque provoquera, ne serait-ce qu'un peu, le siège suprême plein de dignité», a averti le Commandement suprême de l'armée du peuple de Corée du Nord dans un communiqué en anglais relayé par l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

La première cible des attaques seraient le bureau présidentiel sud-coréen, annonce l'organisme nord-coréen, les suivantes les troupes américaines en Asie-Pacifique et le territoire des États-Unis.

Le ministère de la Défense a fait savoir auparavant qu’environ 15.000 soldats américains allaient participer aux exercices, soit près de deux fois plus que l'an passé.

La Corée du Sud et les États-Unis mènent les exercices militaires annuels Key Resolve et Foal Eagle depuis les années 1990 afin de dissuader la Corée du Nord d'attaquer. Pyongyang affirme que ces exercices sont une répétition à une invasion de son territoire.

Des responsables de la défense ont interprété les paroles de la Corée du Nord comme étant un signe d'inquiétude à propos des exercices conjoints et se sont engagés à maintenir leur vigilance contre toute provocation du Nord.

Kim Yong-hyun, professeur d'études nord-coréennes à l'université Dongguk, a déclaré que cet avertissement est une des tactiques de la «guerre psychologique» nord-coréenne car une attaque sur le bureau présidentiel semble assez irréaliste. «(L'avertissement) montre que la Corée du Nord est mal à l'aise à l'idée qu'une opération visant son dirigeant puisse être menée», selon Kim.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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