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(LEAD) Arrivée à Séoul d'un secrétaire d'Etat adjoint américain pour discuter de la Corée du Nord

Actualités 26.02.2016 à 21h29

SEOUL, 26 fév. (Yonhap) -- Le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Asie de l’Est et du Pacifique, Daniel Russel, est arrivé ce vendredi à Séoul pour une visite de deux jours alors que le Conseil de sécurité des Nations unies examine actuellement l'ébauche de la résolution proposée par les Etats-Unis et destinée à durcir les sanctions contre la Corée du Nord pour ses récents tests nucléaire et balistique.

Au cours de cette visite, il discutera avec le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères Lim Sung-nam et le vice-ministre adjoint Kim Hong-kyun de la coopération entre la Corée du Sud et les États-Unis sur les diverses mesures bilatérales et multilatérales à prendre en réponse aux récentes provocations nord-coréennes.

«Nous sommes à un moment important où nous devons réfléchir en tête-à-tête à la voie à prendre dans le futur, en particulier à la mise en œuvre de la nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord, une fois que celle-ci aura été finalisée», a déclaré aux journalistes le diplomate américain à son arrivée à l'aéroport international d'Incheon.

Les deux pays alliés ont «de nombreux sujets à discuter, outre la Corée du Nord», et nouent des relations stratégiques très globales, a-t-il ajouté. Avant de se diriger vers le ministère des Affaires étrangères, il se rendra d'abord au bureau présidentiel pour discuter de diverses questions régionales et mondiales.

Washington et Pékin ont trouvé hier un accord sur l'ébauche d'une résolution onusienne appelant à des sanctions fermes contre Pyongyang, dont des inspections obligatoires sur tous les cargos entrant et sortant du Nord.

Le Conseil de sécurité devrait adopter bientôt, au plus tôt ce week-end, la résolution que les pays membres du Conseil sont en train d'examiner.

Au cours de son séjour à Séoul, Russel devrait aussi aborder la question de l'éventuel déploiement en Corée du Sud du système de défense antimissile à haute altitude THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) que les deux alliés commenceront à étudier dans les prochains jours pour mieux faire face aux menaces nord-coréennes.

A ce sujet, le diplomate américain a déclaré devant des journalistes à Séoul qu' «il n'y a pas de lien entre ce qui se passe au niveau diplomatique au Conseil de sécurité de l'ONU et la question du déploiement du THAAD». «Le THAAD n'est pas un objet de marchandage.»

Ces commentaires laissent entendre que la volonté des États-Unis de déployer le système antimissile en Corée du Sud ne fléchira pas malgré la forte opposition de la Chine.

Russel a réaffirmé le caractère défensif du système américain. «Il ne vise pas un pays tiers, il ne vise pas la Chine, mais a pour but de défendre les citoyens de la République de Corée et les citoyens et militaires américains vivant ici.»

Le représentant américain a également réitéré la position des États-Unis selon laquelle il n'y aura pas de pourparlers de paix avec la Corée du Nord tant qu'elle ne se sera pas dénucléarisée. «Il n'y a aucun changement dans la position des États-Unis...la dénucléarisation est notre priorité numéro un.»

La porte reste ouverte si Pyongyang respecte les résolutions onusiennes et ses engagements passés envers la dénucléarisation, a noté Russel, mais dans le cas contraire, «la Corée du Nord peut et doit s'attendre à être dans une position de sanctions, de pression.»

Demain, Russel s'envolera vers Pékin où il devrait poursuivre ses consultations sur la Corée du Nord.

lsr@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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