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Un film témoignage sur l’esclavage sexuel est numéro 1 au box-office

Actualités 29.02.2016 à 14h46

SEOUL, 29 fév. (Yonhap) -- Le film «Spirits’ Homecoming» (Gwihyang en coréen), le retour de l’âme des victimes de l’esclavage sexuel dans le sens littéral, enregistre des vagues d’entrées à peine cinq jours après sa sortie en salles.

Le cumul des entrées depuis sa sortie le 23 février dernier se situe à 1.061.268, ce qui est un phénomène exceptionnel d’autant plus que la production du film a duré 14 ans en raison d’un manque d’investissements. En effet, les films sur le sujet de l’esclavage sexuel du contingent des femmes de réconfort de l’armée impériale japonaise ont connu à chaque fois des pertes nettes.

Le budget important pour la documentation et la réalisation de circonstances historiques puis le manque de rentabilité avaient été les raisons principales du refus des investisseurs pour soutenir le film de Cho Jung-lae. Le soutien de plus de 75.000 citoyens à travers des donations en ligne, une production participative (crowdfunding), a permis de financer la moitié des coûts de production.

Le film est basé sur l’histoire réelle d’une victime coréenne de l’esclavage sexuel. La jeune fille âgée de 14 ans, appelée Jeongmin, a été emmenée de force en 1943 par des soldats japonais pour l’esclavage sexuel et sa vie dans le contingent de femmes de réconfort est décrite dans ce film sur l’atrocité des crimes de guerre commis par l’armée impériale japonaise.

A la fin de la guerre, un grand nombre de filles du contingent ont été tuées et brûlées par les soldats japonais afin de cacher les traces de leurs crimes. Il s’agit d’un épisode basé sur le témoignage d’une victime qui a dessiné en 2001 des «filles brûlées» au cours de soins psychologiques par la peinture.

Ces scènes de cruauté font partie du scénario pour le réalisateur Cho. Dans une interview accordée à Yonhap le 16 février dernier, il avait indiqué que «j’ai débuté ce travail avec un cœur vrai pour bâtir un témoignage culturel (sur des faits historiques) comme cela a été le cas dans des films sur l’holocauste».

Afin d’attirer plus de spectateurs, Cho a pris une distance avec la description stimulatrice et n’a pas voulu que son film soit manipulé par une propagande politique.

«C’est le film ‘‘Le Pianiste’’ (2002, réalisé par Roman Polanski), que j’avais en tête durant le tournage. Ce film était basé sur l’histoire réelle du massacre de juifs mais a su maintenir sa beauté artistique et sa tristesse, à tel point que l’on pourrait le considérer comme un film de musique», a-t-il dit.

Le taux de réservation pour ce film au box-office à 9h le 29 février était de 31,3%, soit le plus élevé, devant deux films américains, «Deadpool» et «Zootopia».

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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