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Esclavage sexuel : départ demain de hauts diplomates japonais en signe de protestation

Actualités 08.01.2017 à 15h52
Une nouvelle statue symbolisant les victimes coréennes de l'esclavage sexuel de l'armée impériale japonaise a été installée devant le consultat général du Japon à Busan à la fin de 2016.

SEOUL/TOKYO, 08 jan. (Yonhap) -- L’ambassadeur et le consul général du Japon en Corée du Sud rentreront dans leur pays en signe de protestation contre l'installation à Busan d'une nouvelle statue à la mémoire des victimes coréennes de l’esclavage sexuel par l’armée impériale japonaise, ont fait savoir ce dimanche des sources diplomatiques.

L’ambassadeur japonais Yasumasa Nagamine projette de partir pour Tokyo demain matin via l’aéroport international de Gimpo, dans l’ouest de Séoul. Le consul général à Busan Yasuhiro Morimoto retournera lui aussi au Japon le même jour.

La semaine dernière, le Japon a décidé de convoquer ses diplomates en Corée du Sud pour protester contre l'installation de la statue érigée à la fin de l’année dernière par un groupe civique devant le bâtiment de son consulat général à Busan.

Tokyo a également annoncé la suspension des négociations sur un accord de swap de devises entre les deux pays et le report d’une réunion de haut niveau sur la coopération bilatérale.

Le sujet des «femmes de réconfort», qui ont été réduites à l’esclavage sexuel par l’armée impériale japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale, est une source de conflits diplomatiques entre Séoul et Tokyo. Des historiens estiment le nombre de ces victimes à 200.000 personnes, dont la plupart étaient Coréennes.

En 2015, la Corée du Sud et le Japon sont parvenus à un accord dans le cadre duquel Tokyo a exprimé des excuses et a convenu de contribuer à hauteur d’un milliard de yen (10,28 millions de dollars) à une fondation destinée à soutenir les victimes encore en vie.

Lors d’une émission télévisée japonaise, le Premier ministre Shinzo Abe a appelé ce dimanche la Corée du Sud à faire preuve de sincérité au sujet des femmes de réconfort.

«Le Japon a déjà payé un milliard de yen pour remplir son obligation. La Corée du Sud doit donc montrer sa sincérité. L’accord de 2015 doit être mis en œuvre indépendamment du changement de pouvoir», a-t-il souligné.

lsr@yna.co.kr

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