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Destitution de Park : révision des chefs d’accusation avec ceux liés à la «liste noire»

Actualités 02.02.2017 à 15h43

SEOUL, 02 fév. (Yonhap) -- Le Parlement a révisé, ce jeudi, les chefs d’accusation figurant dans sa motion de destitution contre la présidente Park Geun-hye en incluant les allégations de licenciement de hauts fonctionnaires du ministère de la Culture, jugés «inactifs» ou «opposés» à la «liste noire» du milieu culturel.

A l’origine de cet examen en destitution de la présidente Park, le Parlement a avancé que «la présidente a fait licencier, d’une façon sélective, des hauts fonctionnaires opposés à l’application de la liste noire du milieu culturel». «Cet acte échappe au système actuel de la fonction publique décrit dans la Constitution et heurte la liberté artistique, ce qui est d’ailleurs une violation du principe d’un pays de culture.»

Cour constitutionnelle

D’après les explications du Parlement, cette liste noire a été transmise au ministère de la Culture par le cabinet du conseiller présidentiel chargé de l’éducation et de la culture juste après le naufrage du ferry Sewol en avril 2014.

Comme les hauts fonctionnaires de l’échelon spécial du ministère de la Culture étaient timides pour l’application de cette liste, la Maison-Bleue a destitué le ministre Yoo Jin-ryong et a demandé à six hauts fonctionnaires du ministère de présenter une lettre de démission, dont trois ont été finalement licenciés.

Ces trois ont été impliqués dans la procédure de financement de la production de «The Attorney», un film qui raconte l’histoire de l’ancien président Roh Moo-hyun, un président libéral (2003-2008) opposé au parti conservateur.

Le Parlement prétend donc que la présidente Park a exercé son pouvoir de nomination et de destitution de fonctionnaires d’une façon arbitraire, ce qui entre dans la catégorie des abus de pouvoir et viole la Constitution.

Avant cette déclaration de révision de ce jeudi, le Parlement a détaillé au cours d’une conférence de presse que «le fait d’avoir imposé de présenter une lettre de démission à ces six hauts fonctionnaires a été inclus dans les chefs d’accusation de la motion de destitution», «alors qu’aujourd’hui les causes des démissions forcées ont été éclairées (par les enquêteurs indépendants), on les a notifiés comme des chefs d’accusation pour la destitution de Park».

Kwon Seong-dong

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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