Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

(3e LD) Scandale Choi : échec de la tentative de perquisition du bureau présidentiel

Actualités 03.02.2017 à 16h57
Le bureau présidentiel Cheong Wa Dae (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 03 fév. (Yonhap) -- La tentative de l'équipe d'investigation indépendante de perquisitionner le bureau présidentiel Cheong Wa Dae dans le cadre de son enquête sur le scandale de trafic d’influence et de corruption impliquant la présidente Park Geun-hye s'est soldée par un échec ce vendredi alors que le bureau présidentiel a refusé de lui autoriser l'entrée, invoquant des raisons de sécurité.

Une vingtaine d’enquêteurs, dont deux adjoints au procureur indépendant, Park Choong-keun et Yang Jae-sik, sont arrivés vers 10h ce matin au bureau présidentiel pour chercher à obtenir des preuves matérielles afin d'éclaircir diverses allégations avant un interrogatoire en face à face de la présidente qui devrait avoir lieu plus tard ce mois-ci. Au bout de cinq heures d’affrontement, ils ont finalement décidé de se retirer et d’envisager d’autres mesures à prendre, notamment une deuxième tentative de perquisition.

A leur arrivée devant le bureau présidentiel, les adjoints au procureur ont présenté à des officiels en charge de la sécurité leur mandat de perquisition dans lequel la présidente est décrite comme une suspecte dans une affaire de corruption et d’abus de pouvoir. Mais le bureau présidentiel a répliqué par une déclaration cet après-midi présentant son refus de les autoriser à entrer dans l'enceinte.

«L'équipe d'investigation projette d'envoyer une lettre officielle au président par intérim et Premier ministre Hwang Kyo-ahn (qui aurait une autorité supérieure à celle du secrétaire général du bureau présidentiel qui a signé la déclaration) soulignant l'inadéquation du rejet», a déclaré le porte-parole de l'équipe, Lee Kyu-chul, lors d'un point de presse.

«Nous regrettons que Cheong Wa Dae ait refusé (la perquisition) bien que nous ayons réduit au minimum les locaux et objets concernés par l'exécution du mandat», a-t-il lancé.

C’était la première fois que l’équipe dirigée par le procureur indépendant Park Young-soo a tenté de procéder à une perquisition du bureau présidentiel depuis l’ouverture de son enquête en décembre dernier.

Les procureurs de la République qui ont transmis le dossier au procureur indépendant avaient tenté l'année dernière de perquisitionner le bureau par deux fois mais avaient été bloqués par le bureau présidentiel. A la place, celui-ci avait remis des dossiers demandés par les procureurs sur une base volontaire.

En vertu du code de procédure pénale, les installations militaires et les autres zones traitant des informations confidentielles, dont fait partie le bureau présidentiel, ne peuvent être perquisitionnés sans une autorisation de la personne en charge des locaux. Cela dit, la loi interdit aussi à cette personne de refuser sauf si les intérêts nationaux sont menacés.

«Depuis le lancement de l'enquête, nous avons continué à examiner les lois liées mais nous avons abouti à la conclusion qu'il n'y a en effet pas de moyen de forcer la perquisition et les saisies si le bureau présidentiel refuse», a observé Lee.

Le mandat de perquisition et de saisies délivré hier soir par la Cour centrale du district de Séoul est valable jusqu'au 28 février. Un mandat de perquisition est en général valable pendant une semaine mais l'équipe a noté avoir cherché à avoir suffisamment de temps vu l'actuel bras de fer entre les deux parties.

L’équipe et le bureau présidentiel sont actuellement en discussion sur le calendrier et la manière de procéder à l’interrogatoire de Park qui attend la décision de la Cour constitutionnelle sur la motion de destitution à son encontre. Elle est accusée d’avoir laissé son amie de 40 ans, Choi Soon-sil s’immiscer dans les affaires de l’Etat. Choi aurait tiré des bénéfices personnels en usant de ses liens avec la présidente.

Plus tôt dans la journée, l'équipe a également perquisitionné les bureaux de la Commission de la concurrence (FTC) et de la Commission des services financiers (FSC) en raison de soupçons autour de la fusion controversée entre deux filiales du groupe Samsung en 2015.

Le premier conglomérat du pays est soupçonné d'avoir versé des pots-de-vin à Choi en contrepartie d’un soutien du Service national des retraites (NPS) pour la fusion entre Samsung C&T Corp. et Cheil Industries Inc.

Des enquêteurs arrivent au bureau présidentiel pour tenter une perquisition le 3 février 2017

lsr@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page