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Le redémarrage du complexe industriel de Kaesong pourrait provoquer une polémique sur la violation des sanctions

Actualités 07.02.2017 à 17h21
Complexe industriel de Kaesong (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 07 fév. (Yonhap) -- Un éventuel redémarrage du complexe industriel de Kaesong aujourd'hui à l'arrêt pourrait provoquer une controverse sur la violation des dernières résolutions onusiennes mises en place contre la Corée du Nord, a fait savoir ce mardi un officiel du ministère de l’Unification.

Un an après la fermeture du complexe industriel intercoréen, la question de l'éventuelle reprise des activités sur le site refait surface chez plusieurs candidats à l’élection présidentielle.

«Au moment où des inquiétudes sur le détournement de l’argent généré au parc ne sont pas dissipées, un éventuel redémarrage du complexe pourrait provoquer une controverse quant à une possible violation des résolutions onusiennes», a déclaré l’officiel.

La Corée du Sud a arrêté l’exploitation du complexe industriel de Kaesong le 10 février l’année dernière après que la Corée du Nord a effectué son quatrième essai nucléaire et a lancé une fusée à longue portée, en mettant ainsi fin au dernier symbole de la réconciliation intercoréenne.

La décision de Séoul a été prise sur fond de soupçons selon lesquels une grande partie de l’argent versé sous forme de salaires aux travailleurs nord-coréens aurait servi à financer les programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Après la fermeture du parc industriel, le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé à la Corée du Nord de lourdes sanctions en mars et novembre derniers dans le cadre des efforts destinés à tarir les sources de devises étrangères du pays communiste reclus.

Le ministère a indiqué que, même en cas de redémarrage du complexe industriel intercoréen, le gouvernement ne pourrait l’exploiter de la même manière qu’auparavant car les sanctions onusiennes exigent de restreindre les transactions financières avec la Corée du Nord.

«La Corée du Nord n’a pas abandonné le développement d’armes nucléaires. Dans ce contexte, la reprise du complexe signifie que nous, principale partie de la question nucléaire nord-coréenne, allons à l'encontre des efforts internationaux (destinés à faire pression sur la Corée du Nord)», a souligné l’officiel.

«Même en cas de changement de pouvoir en Corée du Sud, la réouverture du complexe sera difficile bien qu’il y ait une volonté politique», a noté l’officiel.

Le ministère a plus tard déclaré avoir détecté des «tentatives» des autorités nord-coréennes de faire sortir clandestinement des produits électroniques, dont des cocottes minutes, du complexe afin de les vendre.

La radio américaine Radio Free Asia a rapporté la semaine dernière que la Corée du Nord a fait sortir en contrebande des cocottes minutes fabriquées dans la zone industrielle à la mi-décembre et les a vendues à un homme d’affaires en Chine.

«Le gouvernement a identifié quelques tentatives des autorités nord-coréennes de faire sortir clandestinement des produits sud-coréens fabriqués dans la zone», a noté l’officiel. «Mais il n'a pas été confirmé que ces produits ont réellement été vendus.»

Au lendemain de la décision de Séoul de fermer la zone industrielle, la Corée du Nord a chassé tous les ressortissants sud-coréens du complexe avant de geler leurs actifs et de désigner le site comme une zone militaire.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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