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Des morts se poursuivent dans l'entourage du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-nam après Jang Song-thaek

Actualités 14.02.2017 à 22h27
Photos de Kim Jong-nam publiés en 2012 par l'agence de presse Kyodo

SEOUL, 14 fév. (Yonhap) -- Le nombre de victimes du règne de la terreur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ne cesse d'augmenter et ses proches ne font pas exception.

Après l'exécution de Jang Song-thaek, l'ancien numéro deux du régime communiste reclus et oncle du jeune dirigeant nord-coréen, en décembre 2013, Kim Jong-nam, fils aîné de l’ancien dirigeant et demi-frère de l’actuel numéro un du régime, a été assassiné hier matin en Malaisie, a fait savoir une source gouvernementale.

Né en 1971 de la relation entre le défunt dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et Sung Hae-rim, Kim Jong-nam a étudié en Suisse, comme Kim Jong-un.

Autrefois évoqué comme héritier du régime, Kim Jong-nam a été écarté du pouvoir après avoir tenté d'entrer au Japon avec un faux passeport en 2001. Il vagabondait depuis de ville en ville en Chine.

Des observateurs évoquent d'ores et déjà la possibilité que cet assassinat a été ordonné par son demi-frère cadet Kim Jong-un, dans la mesure où Kim Jong-nam avait fermement critiqué la transmission du pouvoir aux mains de ce dernier.

Depuis son arrivée au pouvoir, Kim Jong-un a continué à éliminer toutes les personnalités qui font obstacle à son régime monolithique, à travers un règne de la terreur.

Après le décès subit de Kim Jong-il, la première cible a été le chef d'état-major général de l'Armée populaire de Corée (APC) Ri Yong-ho. Le jeune dirigeant l’a démis de son poste à la tête de l'APC en juillet 2012 pour son comportement non coopératif au processus de renforcement de sa mainmise sur l’armée.

L'exécution subite de Jang Song-thaek, oncle et mentor de Kim Jong-un, en décembre 2013, a profondément choqué le monde entier. Ce n'était que le début d'un long chemin destiné à établir le système monolithique de Kim Jong-un.

En avril 2015, Hyon Yong-chol, le ministre des Forces armées populaires de l’époque, a été tué au moyen d'un canon anti-aérien pour déloyauté et le vice-Premier ministre Choe Yong-gon a été exécuté en mai de la même année après s'être plaint de la politique de reboisement mise en place par le jeune dirigeant.

En juillet dernier, le vice-Premier ministre Kim Yong-jin a été exécuté pour s'être mal comporté lors d’une réunion de l’Assemblée populaire suprême tenue en juin.

Le ministère de l'Unification a par ailleurs annoncé le mois dernier que le ministre de la Sécurité d’Etat Kim Won-hong a été limogé.

Le nombre de hauts cadres exécutés n'a cessé d'augmenter depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, passant de trois en 2012 à 30 en 2013 avant d'atteindre 40 en 2014 et 60 en 2015.

lsr@yna.co.kr

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