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Le ministre des Affaires étrangères appelle à la coopération internationale pour punir le dirigeant nord-coréen

Actualités 28.02.2017 à 09h18
Le ministre des Affaires étrangères Yun Byung-se lors d'une session du CDH

GENEVE, 27 fév. (Yonhap) -- Le ministre des Affaires étrangères Yun Byung-se a appelé ce lundi à une étroite coopération au sein de la communauté internationale pour punir le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un suite au récent meurtre de Kim Jong-nam, son demi-frère, marqué par l'utilisation d'agent neurotoxique.

Cela représente «non seulement une violation des règles des droits de l’Homme mais aussi un défi direct à l’ordre international basé sur des règles», a souligné Yun dans un discours prononcé lors d'une session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies (CDH) à Genève.

Il a noté que le demi-frère du dirigeant nord-coréen a été «cruellement» assassiné à l’aéroport international de Kuala Lumpur il y a deux semaines sans mentionner les noms de Kim Jong-un ou Kim Jong-nam.

C’est la première fois qu’un représentant de haut niveau du gouvernement sud-coréen évoque le meurtre de Kim Jong-nam sur la scène internationale.

Deux femmes asiatiques auraient frotté de l’agent neurotoxique VX sur son visage. Cette substance chimique est classée par l’ONU comme une arme de destruction massive.

Le Service national du renseignement (NIS) de la Corée du Sud est persuadé que le régime Kim Jong-un, connu pour faire régner la terreur, est à l’origine de ce meurtre. L’actuel dirigeant aurait considéré son demi-frère aîné comme un potentiel obstacle pour le maintien à vie de son pouvoir, selon des observateurs.

Yun a soulevé également la question de l’aggravation de la situation des droits de l’Homme en Corée du Nord, en la décrivant comme une potentielle menace pour la paix et la sécurité du monde entier.

Il a ajouté que plus de 100 hauts cadres nord-coréens ont été exécutés de manière sommaire au cours des cinq dernières années et que 80.000 à 120.000 personnes sont détenues dans les camps de prisonniers politiques du pays communiste reclus.

«L’ensemble de la Corée du Nord est devenu un vaste camp de prisonniers politique», a-t-il poursuivi.

Il a de même souligné que les pays membres du Conseil devaient prendre des mesures «indépendantes et collectives» pour les abus des droits de l’Homme au Nord avant qu’il ne soit trop tard et n'entraîne une plus grande catastrophe.

En outre, le chef de la diplomatie sud-coréenne a salué la recommandation d’un groupe d’experts de l’ONU qui a appelé à porter la question des droits de l’Homme devant la Cour pénale internationale (CPI).

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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