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Dokdo : Séoul proteste vivement face aux revendications territoriales du Japon

Actualités 25.04.2017 à 14h54
Dokdo

SEOUL/TOKYO, 25 avr. (Yonhap) -- La Corée du Sud a formulé ce mardi une vive protestation après que le Japon a renouvelé ses revendications territoriales sur les îlots sud-coréens de Dokdo dans son dernier «Livre bleu diplomatique» soumis ce mardi au conseil des ministres.

Plus tôt dans la journée, le Japon a répété dans son Livre bleu 2017 que les îlots situés en mer de l'Est faisaient partie de son territoire historiquement et selon le droit international, tout en condamnant la visite d’un groupe de députés sud-coréens à Dokdo l’année dernière.

«Le gouvernement (sud-coréen) proteste fermement contre le renouvèlement par le gouvernement japonais dans le Livre bleu diplomatique de ses revendications territoriales injustes sur Dokdo qui fait partie clairement de notre territoire historiquement, géographiquement et selon le droit international et appelle à leur retrait immédiat», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le communiqué a aussi souligné que «le Japon doit cesser immédiatement sa tentative vaine à l'égard de Dokdo et réaliser que la perception correcte de l’histoire est le point de départ et la condition pour les relations Corée du Sud-Japon».

Hideo Suzuki, ministre de l’ambassade du Japon à Séoul.

Le ministère a convoqué cet après-midi Hideo Suzuki, ministre de l’ambassade du Japon à Séoul, pour lui transmettre un message de protestation.

Les îlots de Dokdo qui se trouvent entre la Corée du Sud et le Japon sont sous la juridiction de la Corée du Sud.

Les revendications territoriales de Tokyo sur les îlots rocheux constituent l’une des sources des conflits diplomatiques entre les deux pays voisins.

Le Livre bleu diplomatique 2017 est intervenu juste quelques semaines après que l’ambassadeur japonais en Corée du Sud, Yasumasa Nagamine, est rentré à Séoul le 4 avril après avoir quitté le pays en signe de protestation face à l’installation par un groupe civique d’une statue représentant les victimes coréennes de son esclavage sexuel lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Le livre a présenté le profond mécontentement du Japon sur l’installation d’une «statue de fille» en face du consulat japonais à la ville portuaire sud-coréenne de Busan l’année dernière.

Il a également appelé le gouvernement sud-coréen à respecter l’accord bilatéral signé à la fin de 2015 pour résoudre les conflits liés à l'histoire, englobant la question de l’esclavage sexuel de femmes coréennes par l’armée impériale japonaise durant les dernières années de la colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945).

«C'est une obligation envers la communauté internationale de le mettre en œuvre avec un sens de responsabilité», a-t-il noté.

En vertu de cet accord, le Japon a versé 1 milliard de yens (9,1 millions de dollars) à une fondation d'aide aux victimes sud-coréennes.

Cela dit, cet accord a provoqué un grand tollé en Corée du Sud comme il a été signé sans consultation préalable des victimes.

Le candidat Moon de la course à la Maison-Bleue, le favori des sondages, a promis d’annuler cet accord s’il gagne la prochaine élection présidentielle qui aura lieu le 9 mai prochain.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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