Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

(3e LD) Douze ans de prison requis contre Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics

Actualités 07.08.2017 à 17h29

SEOUL, 07 août (Yonhap) -- Les procureurs indépendants ont requis ce lundi auprès de la Cour centrale du district de Séoul une peine de 12 ans de prison ferme à l’encontre de Lee Jae-yong, le vice-président de Samsung Electronics Co., accusé d’avoir versé des pots-de-vin dans le cadre du grand scandale de corruption impliquant l’ancienne présidente Park Geun-hye.

Lee a été inculpé en février dernier pour avoir prétendument offert ou promis environ 43,3 milliards de wons (38 millions de dollars) à Park et son amie Choi Soon-sil en échange d’un soutien du gouvernement pour la fusion de deux filiales du groupe Samsung en 2015 afin de renforcer sa mainmise sur le conglomérat. Lee, 49 ans, est également accusé d’avoir détourné des fonds, caché des actifs à l’étranger, dissimulé des revenus et effectué de faux témoignages.

Le procureur indépendant Park Young-soo, qui a dirigé l’enquête, a dit devant le juge que «c’est un crime de corruption typique, basé sur une alliance entre des politiques et des hommes d’affaires, qui a mis en péril nos valeurs constitutionnelles». «Durant le déroulement de l’enquête, il a été difficile d’effacer les doutes sur le fait que Samsung, une firme qui représente 18% de notre PIB, existe seulement pour son dirigeant et le transfert de son pouvoir.»

Les charges retenues contre lui incluent le soutien financier pour l’entraînement équestre de la fille de Choi, Chung Yoo-ra. Le Parquet estime que, à travers ce sponsoring, Lee s’est assuré le vote crucial du Service national des retraites (NPS), un actionnaire important de Samsung C&T Corp., pour la fusion avec Cheil Industries Inc., qui a permis à Lee de devenir le premier actionnaire de la nouvelle entité, appelée aujourd’hui seulement Samsung C&T. Cette dernière contrôle à son tour une part du capital de Samsung Electronics.

Arrivée au tribunal

Les avocats de Lee ont répété que tous les éléments utilisés contre leur client sont «circonstanciels» et qu’il n’y a pas de preuve directe montrant que l’aide financière était liée à des faveurs commerciales. Ils ont ajouté qu’il n’y a jamais eu de plan louche pour la succession de Lee, comme le prétend l’accusation, dans la mesure où il est d’ores et déjà décidé que le vice-président de Samsung Electronics héritera de son père.

Lee a toutefois avoué avoir fait des contributions mais sous la contrainte de Park et Choi. Il a ajouté qu’il n’était pas en position de prendre de telles décisions managériales au sein du groupe et que la fusion a été décidé par la «tour de contrôle» du chaebol pour son développement à long terme. Le verdict final sera rendu le 25 août, à 14h30. L’issue de ce procès devrait influencer ceux de Park et Choi.

Dans son ultime déposition, Lee, en pleurs, a clamé son innocence en réaffirmant qu'il n'a jamais demandé à l'ex-présidente de faveurs spéciales qui auraient pu lui bénéficier. «Je ne demanderais jamais quelque chose à la présidence pour mes propres fins...Aussi imprudent que je sois, je ne le suis pas assez pour causer du tort au service des retraites, qui possède les épargnes de toute une vie de gens ordinaires. C'est un malentendu sérieux, et je pense effectivement que l'on me le reproche à tort. Tant que ce malentendu n'est pas dissipé, je ne peux pas représenter Samsung en tant qu'homme d'affaires.»

Lee, étranglé par les larmes, a du s'arrêter plusieurs fois pendant sa déposition de cinq minutes. «J'ai été secoué et me suis senti abusé pendant les six derniers mois d'emprisonnement. Mais j'ai tenté d'utiliser ce temps pour réfléchir sur moi-même. J'ai notamment réalisé que je n'ai souvent pas été à la hauteur. Je suis responsable de tout.»

Les procureurs ont également demandé 10 d’emprisonnement pour Choi Gee-sung, l’ancien chef du bureau en charge de la stratégie future de Samsung, aujourd’hui démantelé, Chang Choong-ki, l’ex-numéro deux de ce même bureau, et Park Sang-jin, un président de Samsung Electronics, pour leur rôle dans l’affaire. Sept ans ont été exigés pour Hwang Sung-soo, un autre ancien haut cadre de la société.

Sur le banc des accusés

xb@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page