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Un tribunal ordonne à Mitsubishi de verser des compensations à des victimes du travail forcé

Actualités 08.08.2017 à 14h55
Des filles qui ont été mobiliées pour le travail forcé de Mitsubishi Heavy Industries

GWANGJU, 08 août (Yonhap) -- La Cour du district de Gwangju a jugé ce mardi en faveur de victimes du travail forcé du Japon durant la Seconde Guerre mondiale, en ordonnant à l'entreprise japonaise Mitsubishi Heavy Industries de payer des compensations à une victime encore en vie et à une proche d'une victime décédée.

Le tribunal a jugé que la société japonaise doit payer une indemnité de 120 millions de wons (106.572 dollars) à Kim Young-ok, âgée de 85 ans, et une autre de 3,25 millions de wons (2.892 dollars) à une membre de famille de la victime décédée Choe Jeong-rye pour les dures souffrances qui leur ont été infligées.

Les plaignantes avaient demandé à Mitsubishi de payer 150 millions de wons et 30 millions de wons, respectivement, en revendiquant que les victimes ont travaillé sans recevoir de salaire dans une usine de fabrication d'avions à Nagoya après y avoir été emmenées en 1944, avec la fausse promesse de gagner de l'argent et d’étudier au Japon.

Le tribunal a déclaré que le montant de la compensation pour la membre de la famille Choe a été déterminé selon la part d'héritage de la proche en se basant sur la compensation totale (150 millions de wons) que la victime devait recevoir.

Il est fort probable que Mitsubishi fasse appel de cette décision. L'entreprise est l’une des sociétés japonaises qui ont été le plus impliquées dans le travail forcé durant la guerre.

La décision d'aujourd'hui est la première du genre depuis que le président Moon Jae-in est entré en fonction en mai. Cette affaire fait partie des 14 cas où des victimes sud-coréennes ont porté plainte contre Mitsubishi et d'autre entreprises japonaises en raison du travail forcé.

Le même tribunal projette également de prononcer un verdict pour une affaire similaire ce vendredi. Trois victimes survivantes et un proche ont intenté un procès en 2014 pour demander à Mitsubishi de leur verser un total de 600 millions de wons. Il aura fallu trois ans et demi pour que le tribunal prononce un verdict en première instance.

La colonisation japonaise (1910-1945) a laissé de grandes cicatrices dans le cœur des Coréens. Vers la fin de cette période, les Coréens ne pouvaient plus utiliser leur propre langue dans les écoles et ont été forcés à adopter des noms japonais. Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont été également mobilisés pour le travail forcé et l'esclavage sexuel.

rainmaker0220@yna.co.kr

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