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Séoul-Pékin : 25 ans de relations diplomatiques, un développement éblouissant

Actualités 18.08.2017 à 09h30
Moon et Xi

SEOUL, 18 août (Yonhap) -- Ennemi hier mais partenaire aujourd’hui. C’est le mot qui décrit le mieux les relations entre la Chine et la Corée du Sud. Les deux pays se sont affrontés militairement durant la guerre de Corée (1950-1953) mais aujourd’hui ils fêtent le 25e anniversaire de leurs liens diplomatiques et économiques qui ont connu une évolution spectaculaire.

Le 24 août 1992, les deux pays ont rompu 40 ans de guerre froide et ont noué des relations diplomatiques. Le volume des échanges commerciaux à l’époque était de seulement 6,4 milliards de dollars mais celui de l’an dernier a représenté une multiplication par 33 en marquant 211,3 milliards de dollars (124,4 milliards d’exportations et 86,9 milliards d’importations).

Pour la Chine, la Corée du Sud a été le pays numéro un pour les importations et le troisième pays pour les exportations en 2016. De plus, les échanges humains ont été 69 fois plus importants par rapport à l’année 1992 avec 10,42 millions de Chinois et Coréens qui se sont rendus dans les deux pays respectifs (4,44 millions de Coréens en Chine, 5,98 millions de Chinois en Corée du Sud).

Signature

Les relations diplomatiques ont vu aussi une évolution rapide. Les deux pays ont formé un partenariat de coopération en 1998, un partenariat global de coopération en 2003 puis un partenariat stratégique de coopération en 2006. Malgré une période houleuse au début des années 2000 à cause d’un conflit autour des exportations d’ail vers la Corée du Sud et de l’affrontement sur l’histoire de la région nord-est de la Chine, les deux pays ont maintenu des relations stables bien ancrées avec les échanges économiques.

Tout de même, ces liens aujourd’hui passent une nouvelle phase en raison de la situation géopolitique de la péninsule coréenne, surtout avec le déploiement du système antimissile américain THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) en Corée du Sud. La Chine a virilement contesté ce déploiement craignant la couverture de son territoire par le radar de ce système américain.

Par ailleurs, l’arrivée au pouvoir du président américain, Donald Trump, est également un mauvais facteur puisque les tensions, surtout dans le commerce, sont d’ores et déjà au centre de l’actualité puis les Etats-Unis exercent plus de pressions sur Pékin pour qu’il joue un rôle dans la résolution de la question nucléaire nord-coréenne.

La question du THAAD est un obstacle pour créer une ambiance festive pour ce 25e anniversaire des relations diplomatiques. Une source diplomatique connaissant bien la Chine a noté sous couvert de l’anonymat que «vis-à-vis du THAAD, la Corée du Sud a une approche liée à la question de la sécurité nationale alors que la Chine perçoit cette problématique comme un duel stratégique entre Pékin et Washington. Cela empêche d’avoir un point de contact pour résoudre le problème entre Séoul et Pékin.»

Sur cette problématique compliquée, les experts de la Chine et de la Corée du Sud préconisent de chercher des intérêts communs à long terme aux deux pays en renforçant la communication bilatérale dans les différents formats. Alors certains appellent Séoul à présenter clairement sa position sur la question géopolitique en se basant sur l’intérêt national pour que la Chine ne profite pas de l’ambiguïté du gouvernement sud-coréen.

Ri et Xi

jhoh@yna.co.kr

(FIN)

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