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La Maison-Bleue dit ne pas être vraiment surprise par les derniers tirs nord-coréens

Actualités 27.08.2017 à 15h18

SEOUL, 27 août (Yonhap) -- Le palais présidentiel a observé ce dimanche que la dernière provocation de la Corée du Nord était plutôt limitée, ce qui indiquerait que Pyongyang n’a pas vraiment l’intention d’aggraver la situation, laissant toujours un espoir de dialogue avec le régime nord-coréen.

Cette analyse de la Maison-Bleue fait suite à des lancements hier matin de projectiles par la Corée du Nord. Il s’agirait de trois missiles balistiques de courte portée après les deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) tirés le mois dernier.

Pour Cheong Wa Dae, cette provocation était prévisible en raison de la tenue en ce moment de l’exercice militaire Ulchi Freedom Guardian, mené conjointement par les armées sud-coréenne et américaine. «Il est clair que la situation actuelle n’est causée en aucun cas par des provocations stratégiques», a dit à la presse un officiel de l’entourage présidentiel.

Selon ce dernier, Séoul pense que les projectiles étaient des roquettes d’artillerie qui ont été tirées depuis un lance-roquettes multiple du fait des faibles altitudes atteintes. L’armée américaine estime de son côté qu’il s’agissait de missiles balistiques de courte portée.

Réunion du NSC

Le bureau présidentiel n’a pas émis de communiqué condamnant les derniers tirs. «Il semble que la Corée du Nord essaie de ne pas aggraver la situation», a souligné un responsable de la Maison-Bleue. «Ce genre de provocation limitée peut être perçu comme un signal indiquant qu’une atmosphère propice au dialogue peut suivre l’exercice militaire des alliés.»

Le président Moon Jae-in a demandé à voir si la retenue de la Corée du Nord pouvait constituer une voie vers le dialogue, a-t-il ajouté. En juillet, Séoul a proposé des discussions militaires et des efforts pour organiser des retrouvailles entre membres de familles séparées, mais Pyongyang a répondu par des tirs d’ICBM.

Après une période d’échanges musclés plus tôt dans le mois entre le président américain Donald Trump et le régime nord-coréen, la tension semblait être retombée. Le Nord a suspendu son projet d’envoyer des missiles autour de l’île de Guam et Trump estimait que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un «commence à respecter» les Etats-Unis.

D’après des prévisions d’experts, si Pyongyang ne procède à aucune provocation d’ici le 9 septembre, date de l’anniversaire de la fondation du régime, alors des espoirs de dialogue pourront réellement naître.

Par ailleurs, Séoul espère que les deux Corées parviendront à organiser un événement civil en vue de célébrer le 10e anniversaire du deuxième sommet intercoréen, le 4 octobre, et des réunions de familles séparées depuis la fin de la guerre de Corée. «Nous espérons que la Corée du Nord répondra positivement à notre proposition de pourparlers», a déclaré un officiel du ministère sud-coréen de l’Unification.

Moon et Kim

xb@yna.co.kr

(FIN)

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