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Trump estime les pourparlers avec Pyongyang possibles «seulement dans de bonnes conditions»

Actualités 27.02.2018 à 09h38

WASHINGTON, 26 fév. (Yonhap) -- Le président américain Donald Trump a déclaré aujourd’hui que les négociations avec la Corée du Nord étaient possibles «seulement dans de bonnes conditions».

Sa remarque est intervenue après que le régime communiste a déclaré à deux reprises pendant le week-end qu'il était prêt à dialoguer avec Washington.

«Ils veulent discuter et nous voulons discuter aussi, seulement dans de bonnes conditions, sinon nous ne discuterons pas», a indiqué Trump lors d'une réunion avec les gouverneurs d’Etat à la Maison-Blanche.

Il n'a pas précisé quelles étaient les conditions, mais a critiqué les précédentes administrations américaines pour n'avoir pas réussi à résoudre le problème du programme d'armement nucléaire de la Corée du Nord.

Le président des Etats-Unis Donald Trump. (AP=Yonhap)

«Les autres présidents auraient dû résoudre ce problème bien avant d'en arriver ici», a-t-il argué. «Et ils parlent depuis 25 ans et vous savez ce qu’il s'est passé? Rien.»

Le chef d’Etat américain a pointé du doigt les administrations de Bill Clinton, George H.W. Bush, George W. Bush et Barack Obama, estimant qu'il aurait été «beaucoup plus facile» de résoudre le problème à leur époque.

La possibilité de pourparlers entre Washington et Pyongyang a pris de l'ampleur cette année après la tenue de rares discussions de haut niveau entre les deux Corées pour discuter de la participation du Nord aux Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang.

Séoul espère que l'amélioration des relations intercoréennes contribuera à ouvrir la voie à des négociations autour de la dénucléarisation entre Washington et Pyongyang. Les tensions se sont aggravées l'année dernière alors que le régime communiste clamait agressivement sa capacité à lancer des missiles à tête nucléaire sur le continent nord-américain.

Alors que les Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang se terminaient hier, un haut responsable nord-coréen a déclaré au président sud-coréen Moon Jae-in que son pays avait de «sérieuses intentions» d'entamer des pourparlers avec les Etats-Unis. Kim Yong-chol, envoyé par Pyongyang à la cérémonie de clôture des JO, a formulé des remarques similaires lors d'une réunion avec le conseiller en chef à la sécurité nationale de Moon lundi.

«Donc, ils veulent parler, c’est la première fois, ils veulent parler, et nous verrons ce qui se passe», a déclaré Trump. «C'est ma position, nous verrons ce qui se passe, mais il faut faire quelque chose.»

Il a dit que la Chine avait «été bonne, mais elle n'a pas été excellente» lorsqu'il a fallu faire pression sur la Corée du Nord pour qu'elle abandonne son programme d'armement.

«La Chine a vraiment fait plus, probablement, qu'ils ne l'ont jamais fait à cause de ma relation avec eux», a déclaré Trump. «Nous avons de très bonnes relations, mais le président Xi (Jinping) est au service de la Chine et je suis au service des Etats-Unis.»

La Russie, d'un autre côté, «se comporte mal, car la Russie envoie ce que la Chine retire», a-t-il ajouté, se référant apparemment aux échanges commerciaux des deux pays avec la Corée du Nord.

Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a imposé quatre séries de sanctions au royaume ermite l'année dernière en réponse à ses essais nucléaires et de missiles balistiques. La Chine et la Russie, deux des cinq membres du Conseil ayant un droit de veto, les ont tous soutenues. Ces mesures coercitives ont pour but de couper l'approvisionnement en carburant et les sources de revenus du régime de Kim Jong-un.

«Donc, la Chine obtient de très bons résultats, mais la Russie envoie maintenant beaucoup de choses», a déploré Trump. «Mais je pense qu'ils veulent que ça se termine aussi. Je crois que c’est le cas de tout le monde.»

Faisant apparemment allusion à la possibilité d'une action militaire contre la Corée du Nord, il a poursuivi : «Parler d'une perte potentielle énorme de vies, des chiffres que personne n'a jamais envisagés, je n’y ai jamais pensé.»

Lors d'un point de presse à la Maison-Blanche, un journaliste a demandé à Sarah Sanders, la porte-parole de la présidence américaine, quelles seraient les conditions préalables aux pourparlers.

«Tout ce qui serait discuté le serait uniquement afin de se mettre d'accord sur la dénucléarisation de la péninsule», a-t-elle affirmé. «Ce serait le principal facteur afin de déterminer si nous pourrions avoir ou non une conversation avec eux.»

Elle a également indiqué que Trump «s’engagerait dans tout ce qui irait de l'avant».

lp@yna.co.kr

(FIN)

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