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#MeToo : annonce de règles plus strictes contre les violences sexuelles

Actualités 08.03.2018 à 11h51
#MeToo : annonce de règles plus strictes contre les violences sexuelles0

SEOUL, 08 mars (Yonhap) -- Séoul a annoncé aujourd’hui des mesures visant à durcir les sanctions contre les violences sexuelles sur le lieu de travail, répondant ainsi aux appels croissants dans le but d’éradiquer la culture répandue de prédation sexuelle dans le cadre professionnel.

Le gouvernement a annoncé un plan visant à augmenter la peine maximale et à prolonger le délai de prescription pour les affaires d'agression sexuelle impliquant un abus de pouvoir au travail, comme dans les cas d'An Hee-jung, ancien gouverneur de la province du Chungcheong du Sud, accusé d’avoir violé sa secrétaire à de multiples reprises, et de l’auteur-metteur en scène de théâtre Lee Youn-taek, suspecté d'avoir agressé sexuellement de nombreuses jeunes filles.

Selon cette nouvelle mesure, la peine d'emprisonnement maximale pour l'obtention de rapports sexuels par abus de pouvoir sera portée à 10 ans par rapport au plafond actuel de cinq ans. La prescription sera également étendue à 10 ans au lieu de sept ans.

Pour les cas de harcèlement sexuel, la peine maximale sera de cinq ans, par rapport au plafond actuel de deux ans. Le délai de prescription sera, quant à lui, porté à sept ans par rapport à cinq ans actuellement.

Le gouvernement a également déclaré qu'il prévoyait de poursuivre activement les affaires pénales contre ceux qui dissimulent, ignorent ou encouragent les crimes liés au sexe au sein de leurs groupes ou organisations respectifs. Il révisera également les règlements afin d'interdire automatiquement les subventions accordées à ces entités privées.

D’après Séoul, les patrons des entreprises privées qui ne prennent pas de mesures disciplinaires contre les cas de harcèlement sexuel pourraient également faire face à une peine d'emprisonnement. Le ministère de la Justice envisage d'augmenter la peine maximale à une peine d'emprisonnement par rapport à l'amende actuelle de 5 millions de wons, soit 3.770 euros, ou moins.

En pleine série de révélations choquantes liées au mouvement #MeToo au sein des communautés artistique et culturelle, l’exécutif a l'intention de lancer un groupe spécial d'enquête sur l'état de la violence sexuelle dans ces domaines. De nouvelles lois visant à protéger et soutenir les artistes contre les crimes sexuels seront également promulguées.

Chung Hyun-back, la ministre de l'Egalité hommes-femmes, dirigera un groupe de travail intergouvernemental chargé de mener et suivre le nouveau plan annoncé. Cette entité comprendra des experts d’universités et de communautés civiques.

La semaine dernière, elle a annoncé des mesures visant à durcir la répression des violences sexuelles dans le secteur public, notamment des projets de révision de la loi nationale sur les services publics pour licencier les fonctionnaires lorsqu'ils reçoivent une amende de 3 millions de wons ou une peine plus lourde pour des crimes sexuels.

En Corée du Sud, le mouvement #MeToo a été déclenché par une femme procureur qui a révélé en janvier dernier avoir été agressée sexuellement par un supérieur il y a plusieurs années. Il s’est ensuivi une série de révélations de victimes féminines présumées dans les domaines de la culture, des arts, de l'éducation et de la religion.

Chung Hyun-back, la ministre de l'Egalité hommes-femmes, lors d'une réunion le 8 mars 2018 au complexe gouvernemental à Séoul.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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