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(FOCUS) Un an après le renvoi de Park, la lutte contre la corruption bat son plein

Actualités 08.03.2018 à 18h52

SEOUL, 08 mars (Yonhap) -- Il y a un an cette semaine, la Corée du Sud a vu pour la première fois un président élu démocratiquement être destitué par un tribunal après près de six mois de manifestations hebdomadaires contre l'ex-présidente, accusée de corruption et d'abus de pouvoir.

La décision du 10 mai de la Cour constitutionnelle sur le sort de la présidente Park Geun-hye a été un moment décisif dans la lutte pour plus de démocratie en Corée du Sud. Ce scandale d'envergure, centré sur Park, son amie de longue date et de puissants hommes d'affaires, a mis à jour les liens de corruption profondément enracinés dans les milieux politique et économique.

Depuis le renvoi de Park, le pays s'efforce de rompre avec ses systèmes et pratiques favorisant la corruption à tous les niveaux. Le nouveau président Moon Jae-in a entamé une vaste campagne anti-corruption, le milieu politique s'est penché sur la façon de mieux contrôler les pouvoirs présidentiels et les conservateurs ont cherché à entreprendre de profondes réformes internes.

Elu en mai sur la promesse d '«éliminer les maux accumulés», le gouvernement progressiste de Moon a mené une grande campagne pour restaurer la démocratie et la justice et répondre à la corruption, abus de pouvoir et violations des droits des administrations précédentes.

Bien que ces actions aient été qualifiées par les conservateurs de rétribution politique, de nombreux citoyens les considèrent comme un processus normal pour construire un «pays digne d'être appelé un pays».

«L'élimination des maux accumulés et des réformes (est) une tentative de construire un pays digne d'être appelé un pays et une république de Corée juste, en réformant les pratiques dans les grandes organisations et les secteurs économiques et sociaux», a déclaré Moon lors d'une réunion en octobre avec ses principaux conseillers. «Il s'agit également de renforcer la compétitivité du pays», a-t-il ajouté.

Le président Moon Jae-in le 5 mars 2018 au bureau présidentiel.

L'administration a plongé tête la première dans des affaires politiquement chargées, telles que la réponse ratée de l'Etat à la catastrophe du ferry Sewol en 2014, l'ingérence présumée de l'agence d'espionnage dans la politique du pays et la création par la précédente administration d'une liste noire des personnalités culturelles jugées critiques.

En réponse, le Service national du renseignement s'est engagé à ne pas interférer avec la vie politique. Il a décidé de ne pas s'immiscer dans les organisations gouvernementales et publiques, les ONG, les médias et les entreprises.

Les investigations sur les dirigeants des anciens gouvernements ont procédé à un rythme rapide.

Kim Kwan-jin, l'ancien conseiller à la sécurité de Park, a fait l'objet d'une enquête sur les allégations selon lesquelles il aurait cherché à réduire l'ampleur d'une enquête sur des opérations politiques présumées menées par l'armée. Kim Jang-soo, qui a également servi comme conseiller à la sécurité de l'ancienne présidente, est soupçonné d'avoir modifier des rapports sur le naufrage du ferry Sewol en 2014 et a été entendu à ce sujet.

L'accusation a également ciblé un personnage clé de l'administration au pouvoir. Jun Byung-hun, ancien secrétaire aux affaires politiques de Moon, a été accusé de corruption, de violation de la loi sur le financement politique, de détournement de fonds et d'abus de pouvoir.

L'ancien président Lee Myung-bak fait pour sa part l'objet d'une enquête du parquet sur des allégations de pots-de-vin et d'autres irrégularités. Lee a été invité à comparaître la semaine prochaine pour être entendu.

Reconnaissant que la concentration du pouvoir a causé corruption, abus de pouvoir et une intense polarisation politique, les divers partis politiques ont discuté des moyens de remodeler la structure du pouvoir en révisant la constitution. Le débat a toutefois peu progressé, les partis divergeant sur la façon de changer la constitution et sur le calendrier d'un éventuel référendum sur la question.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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