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Le dernier roman de Han Kang présélectionné pour le prix Man Booker

Actualités 13.04.2018 à 09h58

SEOUL, 13 avr. (Yonhap) -- La romancière sud-coréenne Han Kang, lauréate du prix international Man Booker 2016, a de nouveau été présélectionnée pour cette distinction littéraire britannique de renommée mondiale, a annoncé l'organisateur hier (heure locale britannique).

«The White Book» de Han fait partie des six finalistes du prix Man Booker 2018. Il a été traduit par Deborah Smith, récipiendaire conjointe, avec Han, du prix Man Booker il y a deux ans pour sa traduction de «La Végétarienne». Le Hongrois Laszlo Krasznahorkai, vainqueur en 2015, est également sur la liste.

D’abord publié en mai 2016 en Corée du Sud, «The White Book» est un recueil de 65 courts textes sur la méditation de l'auteur sur les objets blancs. Sa traduction en anglais a été publiée en Grande-Bretagne par Portobello Books en novembre et a depuis reçu des critiques favorables de la part des médias, des éditeurs et des lecteurs.

Sur cette photo fournie par son éditeur Nanda, l'auteur sud-coréenne Han Kang s'exprime lors d'un point de presse à propos de son nouveau livre, «The White Book», dans un café du quartier de Hongdae à Séoul, le 24 mai 2016.

Lorsque l’ouvrage est paru en Corée, Han a déclaré qu’il exprimait la forte résilience des êtres humains au milieu des souffrances endurées tout au long de leur vie.

«J'ai écrit le livre en pensant à une sœur qui est morte encore bébé avant ma naissance», a déclaré Han. «Je voulais lui donner une nouvelle vie, quelque chose d'éblouissant et de transparent.»

Han a commencé à écrire le livre pendant l'hiver 2013. La première version a été publiée en 2014, et la finale n’a été achevée qu’au printemps 2016 après une révision et une réécriture rigoureuses.

«Le livre peut être lu comme un poème ou un roman, il m'a fallu autant de temps pour le terminer parce que la forme est un peu étrange», a indiqué l'auteur.

Le roman ne «se lit pas facilement, il incitera les lecteurs à prendre le temps d'assimiler son contenu, de leur faire saisir un crayon pour souligner certains mots ou phrases et de les faire revenir à une certaine page», a écrit l'éditeur coréen Nanda dans une critique du livre.

La couleur blanche, a dit Han, représente la vie et la mort au sein du contexte culturel coréen dans lequel le blanc est la couleur des vêtements d'un nouveau-né mais aussi d'une personne décédée.

Dans la section «Meilleurs livres de 2017» du journal The Guardian, le romancier britannique Jon McGregor a qualifié le roman de «délicat et réfléchi, concis, dense et fort, c'est le genre d'écriture que j'aime lire lentement».

La paire auteur-traducteur lauréate sera annoncée le 22 mai. Le premier prix de 50.000 livres (57.735 euros) sera partagé à parts égales par les deux gagnants.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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