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(LEAD) Moon recherche un appui bipartite pour le succès du prochain sommet avec la Corée du Nord

Actualités 13.04.2018 à 20h51

SEOUL, 13 avr. (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a recherché le soutien de l'opposition pour assurer le succès de son prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, au cours d'une rare réunion ce vendredi avec le président du Parti Liberté Corée (PLC), le principal parti de l'opposition.

La rencontre entre Moon et le président du PLC Hong Joon-pyo a eu lieu au bureau présidentiel. Elle a commencé à 14h30 et a duré environ 80 minutes, a fait savoir Han Byung-do, secrétaire présidentiel aux affaires politiques.

«Le président Moon et Hong ont tenu de franches discussions sur des questions de politique étrangère et de sécurité avant le sommet Sud-Nord», a dit ce dernier pendant un point de presse.

Moon rencontrera le dirigeant nord-coréen le 27 avril. Ce troisième sommet intercoréen de l'histoire sera suivi du premier sommet entre un président américain et un dirigeant nord-coréen, en mai ou au début du mois de juin.

Le président Moon Jae-in (à gauche) et le président du Parti Liberté Corée Hong Joon-pyo ce vendredi 13 avril 2018 au bureau présidentiel.

«Le président a estimé qu'il ne serait pas désirable que le parti de l'opposition s'oppose au sommet intercoréen puisque ce dernier est déjà prévu», a déclaré le représentant du bureau présidentiel. «Il a ensuite demandé à l'opposition de soutenir le sommet.»

Le chef du parti d'opposition a fait savoir que lui-même et son parti ne sont pas opposés au sommet intercoréen mais que le gouvernement ne doit pas répéter les erreurs commises par le passé, selon Han. Le PLC est hostile à une approche étape par étape pour dénucléariser le Nord, qui selon lui a permis au régime nord-coréen de gagner du temps pour faire progresser son programme nucléaire.

Hong a demandé que Séoul adopte une approche «à la libyenne» qui donnerait à la Corée du Nord six mois à un an pour se dénucléariser avant que la moindre compensation ne soit versée. Washington pencherait en faveur de cette approche, selon des officiels du PLC.

Le leader de l'opposition a aussi fait part des inquiétudes de son parti concernant de possibles «fissures» dans l'alliance avec les États-Unis et a dit que le président doit s'efforcer de renforcer les relations bilatérales.

Hong a de plus demandé que le chef de l'Etat retire sa proposition de révision constitutionnelle et renvoie le nouveau chef du Service de supervision financière (FSS) Kim Ki-sik, qui aurait commis diverses irrégularités il y a plusieurs années alors qu’il était député.

Le dirigeant du PLC a exhorté Moon à mettre fin à ses «représailles politiques», faisant référence aux anciens dirigeants des administrations conservatrices précédentes qui ont été arrêtés ou mis en examen pour corruption, tels que les ex-présidents Lee Myung-back et Park Geun-hye.

Il a également critiqué la politique de «croissance tirée par les revenus» du président, qui n'a pas selon Hong contribué à améliorer l'économie du pays. Celle-ci a pour but de réduire les inégalités de revenu et de redynamiser la croissance économique en créant des emplois et en augmentant les revenus des ménages.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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