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Des activistes veulent ériger une statue représentant les victimes du travail forcé près du consulat japonais à Busan

Actualités 13.04.2018 à 22h31

BUSAN, 13 avr. (Yonhap) -- Une coalition de groupes de la société civile s’est engagée ce vendredi à ériger le mois prochain une statue en face du consulat japonais à Busan, dans le sud du pays, en mémoire des victimes coréennes qui ont été contraintes à travailler pour le Japon pendant la période coloniale.

La coalition a refusé la proposition du gouvernement municipal d’ériger la statue à un autre endroit.

Ce groupe, connu sous le nom de Siège du mouvement de Busan pour la réforme sociale et l'élimination des maux accumulés, souhaite installer l’œuvre le 1er mai près de la statue d'une jeune fille, qui symbolise les victimes de l'esclavage sexuel pratiqué par le Japon en temps de guerre, qui a été érigée par un groupe de la société civile le 30 décembre 2016.

Le groupe a reçu depuis l’année dernière 100 millions de wons (94.300 dollars) de dons pour cette sculpture qui représente un travailleur coréen décharné.

La ville de Busan a indiqué en avril que l'installation de la statue pourrait être illégale et a proposé qu'elle soit placée au Musée national de la mobilisation forcée sous l'occupation japonaise, situé dans la ville.

La coalition a fait savoir qu'elle procédera tout de même à son installation devant le consulat. Le gouvernement japonais a qualifié la mise en place de ces statues devant ses missions diplomatiques de «gros problème» et a demandé au gouvernement sud-coréen de remédier à la situation.

Des activistes manifestent devant une statue temporaire représentant un travailleur coréen le 24 janvier 2018 à Busan.

mathieu@yna.co.kr

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