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Le passé et le futur des troupes américaines en Corée attirent à nouveau l’attention

Actualités 18.05.2018 à 11h29

SEOUL, 18 mai (Yonhap) -- Un nouveau débat sur l'avenir des Forces américaines en Corée (USFK) attire de nouveau l'attention sur ces troupes, qui sont désormais les principales garantes de la sécurité en Corée du Sud.

La présence des troupes américaines en Corée remonte à 1888, lorsqu'un petit groupe consultatif militaire d'interprètes y a posé le pied après que le traité d'amitié et de commerce de 1882 entre les Etats-Unis d'Amérique et la Corée a initié des échanges entre les deux pays.

Un contingent militaire américain plus important a été envoyé en Corée en septembre 1945, lorsqu'il a entrepris une mission d'après-guerre pour désarmer les forces japonaises au sud du 38e parallèle, une ligne tracée par les Etats-Unis et l'Union soviétique d'alors. Le Japon colonisait la péninsule depuis 1910.

Les troupes américaines ont été retirées en 1949, mais elles sont revenues l'année suivante pour défendre le Sud sous le mandat des Nations unies suite au déclenchement de la guerre de Corée, le premier conflit armé majeur de la guerre froide.

Peu après l'invasion par le Nord, le premier président sud-coréen, Rhee Syng-man, a confié le «commandement» de toutes les forces coréennes au général Douglas MacArthur, qui dirigeait les forces onusiennes. Une initiative qui est à l’origine de l'empreinte militaire actuelle de l'Amérique en Corée.

Cette image, fournie par Yonhap News TV, montre des troupes américaines en Corée du Sud.

Quelques mois après la fin de la guerre avec un armistice conclu en juillet 1953, Séoul et Washington ont signé un traité de défense mutuelle qui sert désormais de cadre légal à la présence des troupes américaines au Sud.

Dans ce traité, Rhee a cherché à inclure une clause obligeant l'armée américaine à intervenir «automatiquement et immédiatement» si nécessaire, mais il a échoué notamment en raison du manque d'intérêt stratégique de Washington en Corée, comme en témoigne le périmètre de défense américain qui a exclu la péninsule, selon les historiens.

En novembre 1954, les alliés rédigèrent le «Procès-verbal convenu de la poursuite de la coopération en matière économique et militaire», un document qui définit la politique de Séoul visant à maintenir ses forces sous le «contrôle opérationnel» (OPCON) du Commandement des Nations unies (UNC).

Cela a marqué un changement dans les termes employés, de «autorité de commandement» à «contrôle opérationnel». Comparé à la portée de l'autorité de commandement, le contrôle opérationnel représente un pouvoir plus limité.

L'UNC a ensuite confié l'OPCON à la Corée du Sud. Le Commandement des forces combinées (CFC), qui a été lancé en novembre 1978, tout en limitant son rôle au maintien de l'armistice. L'OPCON en temps de paix a été rendu à la Corée du Sud en 1994, tandis que l'OPCON en temps de guerre est resté dans les mains de l'armée américaine.

Séoul souhaite reprendre l'OPCON en temps de guerre de Washington afin de jouer un rôle de premier plan dans les opérations militaires alliées. Cependant, les provocations de Pyongyang ont conduit à des retards répétés dans son transfert.

Séoul estime actuellement que le transfert «basé sur des conditions» pourrait avoir lieu vers 2023. Ce transfert devrait affecter le rôle de l'USFK, car les troupes américaines joueront un rôle de soutien dans les opérations en temps de guerre.

lp@yna.co.kr

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