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(2e LD) La peine de prison de Park passe à 32 ans après sa condamnation dans le scandale du NIS

Actualités 20.07.2018 à 16h49
(2e LD) La peine de prison de Park passe à 32 ans après sa condamnation dans le scandale du NIS - 1

SEOUL, 20 juil. (Yonhap) – La Cour centrale du district de Séoul a condamné ce vendredi l’ex-présidente

Park Geun-hye à huit ans de prison additionnels, faisant passer sa peine de prison à 32 ans.

La cour a prononcé son verdict en direct à la télévision. Park, âgée de 66 ans, purge déjà une peine de 24 ans de prison pour 18 faits de corruption ayant abouti à sa destitution l’année dernière. Elle a été arrêtée en mars, trois semaines après avoir été destituée par la Cour constitutionnelle.

La cour lui a aussi confisqué 3,3 milliards de wons (2,91 millions de dollars).

L’accusation avait requis une peine de 15 ans de prison.

Park n’était pas présente à l’audience de ce vendredi. Elle boycotte ses procès, qu’elle estime injustes et qu’elle a dénoncés comme étant «politiques», depuis le mois d’octobre.

Park avait été mise en examen début janvier pour corruption, détournement de fonds et perte de fonds publics pour avoir reçu 3,5 milliards de wons du NIS entre mai 2013 et septembre 2016.

Elle a aussi été mise en examen pour ingérence dans les nominations des candidats du parti Saenuri, alors au pouvoir, aux élections générales de 2016.

Le tribunal l’a acquittée ce vendredi des accusations de corruption, estimant que le NIS n’a pas versé l’argent en contrepartie de faveurs. Elle l’a toutefois reconnu coupable de détournement de fonds, car l’argent lui a été remis à sa demande et a été utilisé en partie à des fins personnelles.

Le tribunal a reconnu qu’il était coutumier que le NIS verse de l’argent au bureau présidentiel pour financer un fonds spécial d’activités intraçable.

Park est accusée d’avoir dépensé une partie de cet argent à des fins personnelles, notamment pour régler les factures des téléphones secrets qu’elle utilisait pour contacter Choi Soon-sil, les coûts de maintenance de sa résidence privée dans le sud de Séoul et des traitements médicaux. L’argent était aussi employé pour payer des incitations et bonus aux proches conseillers de l’ex-présidente.

La Cour a aussi reconnue Park coupable d’avoir enfreint la loi électorale. Elle a estimé qu’elle a abusé de son pouvoir pour s’immiscer dans la politique locale et saper les valeurs de la démocratie et l’autonomie des partis politiques.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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