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La Chine toujours dépendante de la Corée du Sud pour les puces mémoire

Actualités 06.09.2018 à 11h28

SEOUL, 06 sept. -- La Chine est toujours dépendante de la Corée du Sud pour plus de la moitié de ses besoins en puces mémoire malgré les efforts de Pékin pour encourager les fabricants locaux, ont montré ce jeudi des données de l'Association coréenne du commerce international (KITA) et de l'Agence coréenne de promotion du commerce et de l'investissement (KOTRA).

Selon les données compilées par la KITA et la KOTRA, la Chine a importé des puces mémoire d'une valeur de 88,6 milliards de dollars en 2017, en hausse de 38,8% sur un an. Parmi ces puces importées, les produits sud-coréens ont représenté 52,3% ou 46,3 milliards de dollars, suivis de ceux de Taïwan et du Japon avec 22,2% et 6,5% respectivement.

La Chine devrait continuer à dépendre des firmes sud-coréennes, dont Samsung Electronics Co. et SK hynix Inc., comme ces dernières sont toujours en avance sur les sociétés chinoises en termes de technologies, selon des observateurs de l'industrie.

Les principales sociétés chinoises utilisent actuellement des technologies de production qui ont été appliquées par les firmes sud-coréennes il y a des années.

Fujian Jinhua Integrated Circuit Co., par exemple, utilise un processeur en 22 nanomètres qui a été adopté par Samsung entre 2011 et 2015.

«Alors que les puces mémoire qui sont utilisées dans les smartphones et les centres de données évoluent rapidement, les sociétés chinoises sont toujours en retard», a dit un observateur, en insistant qu'un tel écart oblige la Chine à dépendre de produits importés.

«La demande pour les puces mémoire est en forte augmentation en Chine, mais en raison de limites concernant la capacité de production, la Corée du Sud devrait rester le plus grand fournisseur», a ajouté la KOTRA.

«Etant donné que la Chine est en train de mener des efforts pour encourager ses fabricants, dont des investissements massifs, les sociétés chinoises continueront cependant à réduire les écarts avec Samsung et SK hynix», a ajouté la KOTRA.

«La Chine privilégie le soutien (aux fabricants) via des projets dirigés par l'Etat et recrute des experts étrangers pour renforcer la capacité de production de l'industrie des puces», a expliqué Moon Byung-ki, un chercheur de la KITA.

«Comme les exemples des produits électroménagers et des smartphones le montrent, l'écart peut être réduit», a ajouté Moon, en suggérant que les sociétés sud-coréennes cherchent à développer des technologies pour des produits non mémoire afin d'assurer la compétitivité globale.

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kimsy@yna.co.kr

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