Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

«L'interprétation du patrimoine ne doit être déformée par un besoin politique d'aujourd'hui»

Actualités 13.11.2018 à 16h30
Le deuxième vice-ministre des Affaires étrangères Lee Tae-ho prononce un discours le 13 novembre 2018 lors du Forum sur la stratégie de l'Unesco 2018 à l'hôtel Lotte, dans le centre de Séoul.

SEOUL, 13 nov. (Yonhap) -- Le deuxième vice-ministre des Affaires étrangères Lee Tae-ho a mis en garde ce lundi contre une interprétation déformée du patrimoine documentaire sur fond de tentative récente de Tokyo de démentir le caractère contraignant du travail forcé pour lequel de nombreux Coréens ont été mobilisés à l'époque coloniale.

«Tout le patrimoine documentaire doit être abordé de manière objective à travers non seulement un contexte historique mais aussi sa signification du passé et du présent concernant le lieu en question», a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères dans un discours d'ouverture prononcé au Forum sur la stratégie de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) 2018 coorganisé par le ministère de l'Education et le comité coréen de l'Unesco à l'hôtel Lotte, dans le centre de Séoul.

«L'interprétation du patrimoine doit englober tous les faits historiques et ne doit pas être déformée par un besoin politique d'aujourd'hui», a-t-il souligné.

Ses propos semblent destinés à appeler une nouvelle fois le Japon à faire connaître l'intégralité de l'histoire liée à l'île japonaise de Hashima et d'autres sites industriels qui ont été ajoutés à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2015, y compris le fait que des Coréens ont été forcés à travailler sur cette «île navire de guerre» pendant la colonisation de la péninsule coréenne par le Japon (1910-1945).

Ils auraient aussi pour but de mettre un frein à la récente tentative du gouvernement japonais de démentir le caractère contraignant de la réquisition de travailleurs coréens pour laquelle la Cour suprême a ordonné le 30 octobre dernier à un aciériste japonais de verser une indemnisation à des victimes.

Lee a en outre appelé l'organisation internationale basée à Paris à déployer des efforts de réforme actifs afin d'améliorer le système du patrimoine documentaire et sa gestion avant de faire part de l'intention de Séoul de participer au débat sur la mise en œuvre impartiale et transparente de la réforme.

Le forum a été l'occasion de discuter de la nécessité et de la stratégie de la réforme de l'Unesco, des mesures de réforme d'autres organisations internationales et des moyens de contribuer à la paix sur la péninsule coréenne. Il a vu la participation de plus de 200 responsables dont le directeur général adjoint de l'Unesco et des officiels de principaux pays membres.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

Mots clés
Accueil Haut de page