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Une commission de l'ONU adopte une résolution condamnant le Nord pour violation des droits de l'Homme

Actualités 16.11.2018 à 10h22

SEOUL/NEW YORK, 15 nov. (Yonhap) -- La Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté jeudi une résolution appelant à la responsabilité des auteurs de violations flagrantes des droits de l'Homme en Corée du Nord.

La commission chargée des questions humanitaires a approuvé le document par consensus, sans vote.

Il devrait être validé par l'Assemblée générale des Nations unies le mois prochain pour la 14e année consécutive.

Le gouvernement sud-coréen a déclaré qu'il se joignait à la décision consensuelle conformément à la politique de coopération avec la communauté internationale en vue d'une «amélioration substantielle» des droits humains du peuple nord-coréen.

Dans une déclaration, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que la résolution de cette année, tout en conservant en grande partie le contenu des versions précédentes, se félicitait des efforts diplomatiques en cours à Pyongyang et soulignait l'importance du dialogue et de l'engagement pour faire face aux problèmes des droits humains et humanitaires. Elle était coparrainée par 61 Etats membres.

La résolution «condamne les violations systématiques, généralisées et flagrantes des droits de l'Homme perpétrées depuis longtemps dans et par la République populaire démocratique de Corée».

Elle cite en particulier des abus à propos desquels la Commission d'enquête de l'ONU a déclaré en 2014 qu'ils pourraient constituer des crimes contre l'humanité et le maintien de l'impunité pour de telles violations, notamment la torture, le viol, les exécutions publiques et le recours à la peine de mort pour des raisons politiques et religieuses.

La commission «encourage» le Conseil de sécurité de l'ONU à «prendre les mesures qui s'imposent pour garantir la responsabilisation», par exemple en envisageant de renvoyer la question devant la Cour pénale internationale (CPI).

Elle appelle également le conseil à envisager de nouvelles sanctions afin de «cibler efficacement ceux qui semblent les plus responsables des violations des droits de l'Homme», une référence apparente au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Le Royaume-Uni a appelé à plusieurs reprises à une telle action dans ses résolutions depuis 2014.

Cette image, capturée sur la Web TV de l'ONU, montre une réunion de la Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies.

La commission «presse vivement» le gouvernement nord-coréen de prendre une série de mesures pour respecter les droits de l'Homme.

Elles incluent la fermeture «immédiate» des camps de prisonniers politiques et la libération «inconditionnelle et sans délai» de tous les prisonniers politiques, en veillant à ce que les responsables des crimes soient traduits en justice devant un pouvoir judiciaire indépendant et en veillant à ce que les transfuges nord-coréens puissent rentrer «en toute sécurité et dignement» sans punition.

La résolution de cette année mentionne également la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en décembre dernier par laquelle tous les Etats membres de l'ONU sont tenus de rapatrier les travailleurs nord-coréens dans un délai de deux ans.

Les travailleurs sont connus comme une source de revenus pour le gouvernement nord-coréen afin de poursuivre le développement de ses programmes d'armes nucléaires et de missiles balistiques.

La résolution salue également «les efforts diplomatiques en cours», une référence probable aux sommets historiques de cette année entre Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in, ainsi que le président américain Donald Trump.

Il note l'importance du dialogue et des engagements pour l'amélioration de la situation des droits de l'Homme.

Concernant la question des familles coréennes séparées de part et d'autre de la frontière depuis la guerre de Corée (1950-53), la résolution se félicite de la reprise des retrouvailles en août et des engagements pris lors du sommet intercoréen de septembre pour résoudre fondamentalement le problème.

Le texte a été rédigé conjointement par l'Union européenne et le Japon, avec la contribution d'autres Etats membres, dont la Corée du Sud.

L'ONU a adopté une résolution sur les droits de l'Homme en Corée du Nord chaque année depuis 2005.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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