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EugeneBell appelle à agir pour lutter contre la tuberculose en Corée du Nord

Actualités 16.11.2018 à 18h36

SEOUL, 16 nov. (Yonhap) -- Le chef de la Fondation EugeneBell Corée a déclaré ce vendredi que le problème de la tuberculose en Corée du nord atteint un point critique qui nécessite une action rapide et le soutien de la Corée du Sud.

Stephen Linton, président du groupe de bienfaisance, a également demandé une exemption aux sanctions contre la Corée du Nord afin de permettre la livraison des médicaments et des fournitures nécessaires à la population nord-coréenne frappée par cette maladie potentiellement mortelle.

Il a lancé cet appel durant une conférence de presse organisée à Séoul pendant laquelle il a présenté les résultats de son voyage en Corée du Nord du 16 octobre au 6 novembre. La fondation effectue un voyage en Corée du Nord tous les deux ans afin de vérifier les fruits de son travail dans le pays.

«C'est une situation d'urgence. C'est comme si un feu se serait déclaré, mais que les gens qui vivent à côté ne pensent pas que celui-ci se propagera jusqu'à chez eux», a expliqué Linton. «On parlerait déjà d'une situation d'urgence si la tuberculose tuait les gens en quelques mois. Elle tue les gens lentement, en trois à cinq ans. Il semble qu'il y ait un manque de sentiment d'urgence.»

La Fondation EugeneBell est connue pour son travail de lutte contre la tuberculose et, en particulier, la tuberculose multirésistante (MDR-TB), qui peut être beaucoup plus difficile et longue à traiter.

Stephen Linton, président de la Fondation EugeneBell Corée, présente à Séoul les résultats de son récent voyage en Corée du Nord ce vendredi 16 novembre 2018.

Les lourdes sanctions internationales imposées à la Corée du Nord ont rendu presque impossible la fourniture de médicaments et d'autres produits nécessaires dans le pays pour y traiter le nombre croissant de patients atteints de tuberculose.

Linton a averti que les stocks de médicaments MDR-TB en Corée du Nord pourraient disparaître à moins que leur production ne débute dans la première moitié de l'année prochaine, au plus tard.

Selon la fondation, il faudrait environ neuf mois pour envoyer des médicaments MDR-TB en Corée du Nord en raison des procédures renforcées de transport maritime et de dédouanement causées par les sanctions.

Elle a estimé qu'environ 8.000 personnes souffrent de la tuberculose multirésistante en Corée du Nord, dont seulement 28% ont été traitées cette année.

Linton a fait savoir que la fourniture de médicaments contre la tuberculose n'est pas soumise aux sanctions internationales, mais la communauté internationale semble réticente selon lui à se joindre à la lutte contre ce qu'il considère comme une crise humanitaire «urgente».

Il a exhorté le gouvernement sud-coréen à se joindre aux efforts en vue d'obtenir une exemption aux sanctions sur la fourniture de médicaments contre la tuberculose en Corée du Nord, estimant que ce n'est pas seulement une question qui concerne le Nord, mais aussi une menace potentielle pour la Corée du Sud.

«Nous apportons un soutien à un hôpital à Kaesong que nous visitons deux fois par an. Il y a beaucoup de patients MDR-TB dans cette région», a-t-il dit. «Cela signifie qu'il existe de nombreux patients MDR-TB dans une région proche de la Corée du Sud.»

Il a proposé d'ouvrir un laboratoire à Kaesong, ville frontalière de Corée du Nord, où peuvent être amenés plus facilement des experts et des équipements médicaux sud-coréens afin de tester les patients soupçonnés d'être atteints de tuberculose.

mathieu@yna.co.kr

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