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Nucléaire nord-coréen : Séoul et Washington s'apprêtent à lancer leur «groupe de travail»

Actualités 19.11.2018 à 13h50

SEOUL, 19 nov. (Yonhap) -- La Corée du Sud et les Etats-Unis vont créer un organe consultatif clé pour accélérer la dénucléarisation et coordonner le rythme des sanctions appliquées à la Corée du Nord.

Lee Do-hoon, l'émissaire sud-coréen de la question nucléaire, est parti pour Washington aujourd'hui afin de rencontrer Stephen Biegun, un responsable du département d'Etat américain en charge des affaires coréennes. Lee n'a fait aucune déclaration à l'aéroport cette fois-ci.

Lors de leurs entretiens tenus en Corée du Sud le mois dernier, Lee et Biegun sont convenus de créer un «groupe de travail» bilatéral pour débattre des principaux éléments liés au Nord. Le groupe de travail tiendra des consultations «systémiques et régulières» sur les efforts de dénucléarisation, l'application des sanctions et la coopération intercoréenne, ont annoncé les deux parties.

Les alliés participeront probablement à la session inaugurale du groupe de travail lors de la visite de trois jours de Lee aux Etats-Unis, d'après une source diplomatique.

Lee, représentant spécial pour les affaires de paix et de sécurité dans la péninsule coréenne, dirigera la partie sud-coréenne au sein du groupe de travail.

Pour sa visite cette semaine, Lee est accompagné de plusieurs représentants du bureau présidentiel et du ministère de l'Unification qui participeront aux discussions.

Pyongyang a condamné le projet de groupe de travail, affirmant qu'il reflétait l'intention «perverse» de Washington de bloquer la coopération intercoréenne.

«Les Etats-Unis sont sur le point de mettre en place un organe chargé de surveiller et de contrôler directement les relations intercoréennes. C'est un acte arrogant. Ils n'ont aucune raison d'intervenir dans les affaires entre la Corée du Nord et du Sud», a commenté le site Internet de propagande Uriminzokkiri.

Dans un contexte de hiatus prolongé dans les pourparlers officiels entre Pyongyang et Washington, les inquiétudes grandissent sur la question de savoir si Séoul et Washington sont liés par des sanctions contre le régime communiste.

Un dialogue actif est en cours entre les deux Corées. Cependant, leur enquête commune sur le site d'un chemin de fer traversant la Zone démilitarisée (DMZ) n'a pas encore commencé. Elle aurait dû être lancée fin octobre.

Les deux Corées souhaitent moderniser et relier le chemin de fer reliant Séoul à Sinuiju, une ville nord-coréenne proche de la Chine.

Les Etats-Unis verraient d'un mauvais œil cette initiative susceptible de saper les efforts visant à appliquer strictement les sanctions imposées par les Nations unies jusqu'à la dénucléarisation complète du Nord.

Pyongyang a demandé à Washington d'adopter des mesures réciproques pour mettre fin aux tests de missiles nucléaires et balistiques ainsi qu'à la fermeture du site d'essais nucléaires de Punggye-ri.

On ne sait toujours pas à quelle date les Etats-Unis vont reporter les pourparlers de haut niveau avec le Nord, initialement prévus pour le 8 novembre, qui ont été indéfiniment reportés à la demande du Nord.

Dans son dernier geste de bonne volonté, Pyongyang a annoncé la semaine dernière sa décision de déporter un citoyen américain détenu dans la capitale nord-coréenne pour sa prétendue entrée illégale.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a «publiquement apprécié la coopération» du Nord en la matière.

Lee Do-hoon, l'envoyé sud-coréen aux affaires nucléaires, et Stephen Biegun, son homologue américain, au ministère des Affaires étrangères à Séoul, le 29 octobre 2018.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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