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(LEAD) Séoul espère voir le Japon faire des efforts sur la question des «femmes de réconfort»

Actualités 21.11.2018 à 19h16

SEOUL/TOKYO, 21 nov. (Yonhap) -- Le gouvernement a dit ce mercredi espérer voir le Japon faire preuve de sincérité sur la question de l'esclavage sexuel en temps de guerre, peu de temps après avoir annoncé la fermeture de la fondation d'aide aux victimes financée par le Japon.

Le ministère des Affaires étrangères a souligné que le but fondamental et l'esprit de l'accord de 2015 entre les deux pays étaient de restaurer l'honneur et la dignité des victimes et de guérir leurs blessures.

Le ministère de l'Egalité hommes-femmes et de la Famille a annoncé quelques heures plus tôt la fermeture de la Fondation pour la réconciliation et la guérison, qui a été créée suite à la signature de l'accord.

Entrée du ministère des Affaires étrangères à Séoul.

Le gouvernement a déclaré que l'organisation financée par le Japon n'a pas fonctionné comme prévu, les victimes refusant d'accepter les versements. Il a souligné que l'accord a été signé unilatéralement par la précédente administration Park Geun-hye, sans consulter suffisamment les victimes.

Le ministère a déclaré que le gouvernement ne cherche pas à annuler ou renégocier l'accord sur les femmes de réconfort. Séoul veut que Tokyo prenne des mesures que les victimes puissent accepter, a indiqué le ministère, sans fournir plus de détails.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a accusé le gouvernement Moon Jae-in de revenir sur sa parole concernant l'accord formel. «Si une promesse internationale n'est pas tenue, des relations d'Etat à Etat ne sont pas forgées», a-t-il dit aux journalistes peu après l'annonce de Séoul de fermeture de la fondation.

L'accord de 2015 représente une solution «définitive et irréversible» à la question, a-t-il ajouté. Abe a demandé à la Corée du Sud de prendre une mesure responsable en tant que membre de la communauté internationale.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (photo d'archives).

Le ministre japonais des Affaires étrangères Kono Taro a aussi estimé que la mesure prise par Séoul est inacceptable. «L'annonce est problématique vis-à-vis de l'accord Japon-Corée du Sud et c'est totalement inacceptable», a-t-il dit.

Il a souligné qu'il est de la responsabilité de la Corée du sud de mettre en œuvre l'accord fidèlement.

Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Takeo Akiba, a convoqué l'ambassadeur de la Corée du Sud au Japon, Lee Su-hoon, pour déposer une protestation officielle.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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