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Femmes de réconfort : Séoul étudie les différentes options pour le fonds japonais

Actualités 22.11.2018 à 11h44

SEOUL, 22 nov. (Yonhap) -- La Corée du Sud est en train d'étudier les diverses possibilités pour gérer les fonds fournis par le Japon afin de créer une fondation d'aide aux victimes de l'esclavage sexuel en temps de guerre, a indiqué aujourd'hui la ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha.

Le gouvernement avait annoncé hier la dissolution de la Fondation pour la réconciliation et la guérison qui a été créée en juillet 2016 pour soutenir financièrement les femmes coréennes qui ont été forcées à servir d'esclaves sexuelles pour les troupes japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale ainsi que les familles des victimes décédées.

Il ne reste que 27 victimes survivantes enregistrées auprès des autorités sud-coréennes.

Le Japon a fourni 1 milliard de yens, soit 7,7 millions d'euros, à l'organisation à but non lucratif créée dans le cadre d'un accord conclu en 2015 visant à régler le problème des femmes de réconfort entre les deux pays voisins.

La ministre des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha.

Le gouvernement a entamé la procédure légale et autres pour fermer l'organisation.

La question est maintenant de déterminer le devenir des fonds fournis par le Japon. Selon le gouvernement, il reste 5,8 milliards de wons, une partie ayant été versée, principalement pour aider les familles des anciennes «femmes de réconfort» et utilisée pour le fonctionnement de la fondation.

La plupart des survivantes ont refusé d'accepter l'argent.

«Nous devrons tenir des consultations (avec le Japon) sur le problème des fonds restants et du milliard de yens fournis par le Japon», a déclaré Kang à l'agence de presse Yonhap. «Différentes options sont envisagées.»

Le gouvernement a déjà réservé plus de 10 milliards de wons du budget pour prendre les mesures nécessaires.

Les chances sont faibles, cependant, que le Japon récupère les fonds, car il veut maintenir l'accord de 2015.

Face à la protestation de Tokyo vis-à-vis de la décision de Séoul, Kang a dit que son ministère ne «réagira pas».

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a publiquement déclaré que les relations entre Etats ne pouvaient exister que si les promesses officielles sont tenues, en réponse à l'annonce de la dissolution de la fondation faite par Séoul.

lp@yna.co.kr

(FIN)

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